Mardi 11 décembre 2007
Petit interlude  musical en ce mardi après-midi, avec une valse tirée  d'un spectacle  de musique traditionnelle poitevine intitulé Panic!, créé par  mon professeur de chant traditionnel, Christian Pacher, et Domnique Bourdin, boulanger-musicien des Deux-Sèvres (79).  Domnique en est le compositeur, j'adore cette mélodie, alors je l'ai reprise, avec la précieuse aide de mes petites oreilles...



Si jamais vous croisez  une affiche annonçant Panic! dans votre région, n'hésitez pas une seconde, vous vivrez 1h30 de pur bonheur...
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Samedi 14 juillet 2007

Pour lire la première partie, c'est  juste en dessous, ou encore ici"Le Bonheur, 1ère partie".

2ème partie: Viendez taper le boeuf au p'tit resto de Vieure...

Après cette soirée irlandaise enflammée à La Bourboule, après avoir démonté tout le matériel et perdu quelques litres d'eau (c'est dingue ce que ça peut être lourd ces choses là!), nous sommes repartis pour le Cros afin d'y passer une nuit de sommeil bien méritée. Mais pas question de rester trop longtemps à la maison, hier soir vendredi 13 juillet nous voilà repartis pour un repas à la bonne franquette,  coq au vin -coquillettes arrosé d'un (heu...quelques ...) verre de rouge dans un petit restaurant ouvert il y a moins d'un an et tenu par un couple d'irlandais expatriés.

Au programme, coq au vin-coquillettes, certes, mais également musique avec deux excellents muiciens: un accordéoniste et un joueur de cornemuse Centre-France, ami de mon père et avant tout luthier, comptant parmi les meilleurs facteurs de cornemuse en Europe: Serge Durin.  Une belle rencontre donc, pleine de richesse et d'enseignements.

Tous les deux ont joué pendant trois bonnes heures, enchaînant valses, polkas, mazurkas et autres morceaux traditionnels mêlés à des compositions personnelles ou à des arrangements souvent improvisés, pour accordéon et cornemuse, de morceaux plus récents. Une vraie merveille pour les yeux et les oreilles. La soirée avançant, l'envie de jouer commençait à me brûler les doigts. Mais mon père avait prévu le coup, et m'avait conseillé de prendre ma flûte, "juste au cas où"...


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Tandis que, vers minuit, l'accordéoniste entamait seul une valse bien connue, serge est allé, avec Patrice, un ami de mon père qui nous avait emmenés, chercher la guitare de papa dans la voiture. A la fin de la valse, ils ont coupé les micros, se sont installés à côté de nous et le boeuf a commencé.

A l'origine, nous étions 4 instruments: cornemuse, guitare, flûte, et accordéon. Sont ensuite venus se greffer une jeune danoise et son violon, le patron du bar et sa mandoline, ainsi qu'un autre guitariste. Nous avons eu là un magnifique exemple de transmission orale et d'improvisation. Chacun notre tour, nous donnions une mélodie (souvent des airs traditionnels de nos repertoires personnels), repris par les autres, développés, arrangés "sur le tas", dans une superbe communion musicale. Un vrai moment de bonheur, que les clients du restaurant encore debouts ont partagé avec nous.

1h00 du matin! Le conducteur de la voiture sonne le rappel, on range les instruments. Mais ça discute encore un peu devant le bar, alors j'en profite pour apprendre à un groupe de clients quelques chants traditionnels appris cette année en cours. Chants à boire, complaintes, chants à répondre....Là encore un superbe moment de partage avec un seul but: chanter, se faire du bien!

Je me suis sentie ce soir là comme un poisson dans l'eau, comme transportée très loin par toute la musique que nous venions de créer, tous ensemble, autour d'un verre de vin. D'autres soirées de ce type sont prévues cet été, je sens que ces vacances n'ont pas fini de me régaler...


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Samedi 14 juillet 2007

Aujourd'hui, un article en deux parties. Pas pour la longueur, mais simplement parce que les deux évenements dont je vais parler  sont indépendants l'un de l'autre mais contribuent à ce que je nomme le bonheur actuellement, en cette période de vacances...pour le moins musicales!

1ère partie: Shelta met le feu à La Bourboule.

Jeudi soir, 12 juillet, je me suis rendue à La Bourboule, célèbre ville thermale d'Auvergne, pour le concert d'un excellent groupe de musique traditionnelle irlandaise (pour les piliers de comptoirs de ce blog, ca ne devrait plus être une surprise...lol), nommé Sheltavoir le site officiel du groupe.

Ce n'est pas un hasard dans la mesure ou les trois musiciens que vous avez pu voir aux côtés de mon père sur les photos du concert de Foxy Devilvoir l'article "The Foxy Devil: l'après-concert"  (John Delorme au violon, Fabien Guiloineau à la guitare et au bouzouki, et Guy Vesvre à l'accordéon diatonique) sont également musiciens de Shelta, et que mon père s'occuppe de la sonorisation de leurs concerts (lorsqu'il n'est pas sur scène, il est ingénieur du son). Aux trois instrumentistes pré-cités viennent s'ajouter Romain Chéré (flûtes irlandaises, mandoline, banjo, déjà mentionné sur ce blog à l'occasion du concert des Foxy, auquel il a participé sur certains morceaux), et Tania Buisse au Bodhran voir l'article de mon mémoire sur la musique irlandaise:"Etude Pratique: les instruments" (la percussion traditionnelle, cf les photos)


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Entre Foxy Devil et Shelta, une seule différence: le type de pièces jouées. Quand les Foxy s'attardent plus longuement sur le repertoire traditionnel de chants et de ballades, Shelta ne fait que de l'instrumental, musique donc principalement à danser, dans une qualité d'exécution et une justesse d'interprétation tout à fait remarquables. Ca ne peut pas sonner plus irlandais. (Jean François, je pense que tu confirmeras...)

Comme pour le concert des Foxy, j'ai aidé mon père a monter (et à démonter! Humpf! ) le matériel, chose intéressante puisque j'en ai profité pour réellement apprendre de quelle manière se montait (et se démontait...pffffff...) une sono de cette envergure, ce qui au passage n'est pas vraiment de la tarte! Entre les dizaines de câbles, les enceintes, les retours, les micros, les caissons de sub, la table de mixage etc, c'est un chouette bazar à ne pas mettre entre toutes les mains...

Arrive alors le moment des balances. Le concert était en plein air, aussi les réglages se sont fait devant les passants flanant sur la place, bien remplie car le soleil montrait son nez pour la première fois depuis une bonne quinzaine. Les gens se sont donc naturellement assis pour regarder, n'hésitant pas à applaudir après le solo de balance de chaque instrument, ainsi qu'après les moments de jeu collectif ou l'on vérifie qu'un instru ne fait pas le malin en criant plus fort que les autres. Vu l'ambiance qu'il y avait déjà à cette heure là, je m'attendais à un public en feu, et nombreux, au moment du concert. Et je ne m'étais pas trompée.

21 heures. Le concert commence devant une place noire de monde. Premier morceau, tonnerre d'applaudissements, le public n'hésitant pas à pousser ces fameux cris entonnés par les musiciens trad lors des changements de tempo, de danse, ou lors de passage un peu plus techniques méritant d'être salués par les auditeurs. Nom de D***, ca chauffe à la Bourboule! Troisième morceau, des gens se lèvent, dansent, démarrent une farandole, tournent et valsent devant la scène. Les enfants s'y mettent aussi, pour ne plus s'arrêter jusqu'à la fin (au risque de nous faire tomber les enceintes, que mon père regardait d'un air plus qu'inquiet...).

Chaque musicien aura droit à son petit passage solo, afin de mettre en valeur son instrument, et le solo de Tania au Bodhran déclenche une ribambelle de cris et d'applaudissements. Il faut dire qu'elle connait son domaine, la demoiselle,  son solo était exceptionnel, explorant toutes les possibilités sonores de l'instruments, des plus graves aux plus aigues...effet garanti dans le public qui lui a bien rendu!

Une heure trente plus tard, le concert s'achève sous les cris et les clap-clap-clap tonitruants du public, j'ai une banane d'enfer....Shelta a mis le feu à La Bourboule!

Ci dessous quelques photos  prises pendant les balances et une petite vidéo prise avec mon appareil photo, (donc pas top qualité...) durant le concert. Malheureusement la carte mémoire étant pleine un peu trop tot, il manque quelques secondes pour avoir la fin du morceau...Enjoy!
 



Cliquez sur les icônes des photos pour les afficher en pleine page:

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Pour la deuxième partie, faut aller juste en dessous,ou encore cliquer ici"Le Bonheur, 2ème partie"...
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Dimanche 8 juillet 2007

Hier, samedi soir, mon père et moi étions de sortie. Tout comme vendredi d'ailleurs.

De sortie pour un festival "rock et motos" à Evaux-Les-Bains, dans la Creuse. Le festival Route 996 Bon ben ça va! Pas la peine de rigoler comme ça! Je vous avais prévenus, je suis en vacances à la cambrousse....

Et contre toute attente, il était plutot pas mal ce festival. Beaucoup de monde, bonne ambiance, des groupes sympas...jusqu'à cette soirée tragique du samedi 7 juillet ou tout a basculé. Au programme hier soir: Gerry Carter, groupe se définissant comme "rock celtique". Et pour moi, dans ma tête de Djeun's, rock celtique =  Matmatah et autres groupes de qualités. Je m'en vais donc en me disant que je vais passer une bonne soirée.

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Une demie heure plus tard je suis devant la scène, et déjà l'inquiétude m'envahit lorsque je vois un jeune homme, kilt et chaussettes hautes, violon bleu à la main, essayant désespérement de faire sonner son violon sans pourtant y parvenir. Parce qu'il ne suffit pas de frotter les cordes hein. Encore faut il savoir mettre dans son geste un peu d'âme et de musicalité. Mais ca y est, le concert va commencer.

"Alors, un peu de musique irlandaise ce soir?", qu'il nous crie dans le micro. Je regarde mon père. "Je crains le pire", me dit-il.  Ben oui, quand on connait le parcours irlandais de papa, on comprend bien qu'il abordera le concert en expert et que l'association musique "trad" et musique "rock" peut lui faire dresser le poil...Mais en bon spectateur, il se tait et écoute. Malheureusement le carnage ne se fera pas attendre, et dès les premières notes je sais que ce concert sera une daube finie. Passez moi l'expression.

En ouverture, ils ont joué un morceau instrumental traditionnel que nous connaissons bien, mon père et moi pour l'avoir joué: Farwell to Erin (d'ou le titre de mes articles publiés depuis Dublin d'ailleurs). Bilan de ce primer morceau:

- Il manquait la moitié, si ce n'est les trois quarts des notes.
- Il manquait tous les accents dans les phrases musicales, catastrophe quand on sait que les accents sont l'âme de l'irish Music...
- Notre violoniste n'a apparemment pas compris qu'il ne suffit pas de montrer qu'on sait sauter très haut en même temps qu'on frotte les cordes pour être un bon musicien.

Je ne vais pas vous détailler tout le concert de la sorte, tant ce serait ennuyeux. Je dirai simplement qu'ils ont fait du raccolage, ne jouant que les morceaux connus de tous car maintes fois repris dans différents genres musicaux. On notera d'ailleurs la bande originale de Titanic (si si, vous savez, quand ils dansent dans la cale du bateau, l'épisode des claquettes pied nus...), qui aura fait danser tout le monde bien qu'il l'aie jouée de manière pitoyable...bref.

Mais le must du must, la crème de la crème, le clou du spectacle est sans nul doute le passage subtil de l'irish Music à la country. Parce que oui, tout à fait messieurs-dames, ces musiciens exceptionnels savent même faire dans l'ouverture. Ils jouent de la country. Et quelle country...Il a fallu que l'on subisse le tube interplanétaire, le monument des fêtes d'écoles et des mariages. Allez je ne dis pas le titre, je vous laisse écouter...



Aaaah....Cotton Eyed Joe...qui n'a jamais dansé sur cette perle, dans un mariage, complètement saoul à 3 heures du matin? Je ne sais pas vous, mais moi ca m'est arrivé plusieurs fois. Mais ce n'est pas pour autant qu'il faut se sentir obligé de nous le ressortir sur scène, quand même, il ne faut pas tout mélanger!

En bref, ce concert fut un vrai carnage. Du sabotage dans les grandes lignes. Et dans les petites aussi. Je n'ai jamais été aussi désapointée, en fait. Je ne leur souhaite qu'une chose: de ne jamais aller jouer en Irlande. Parce que même si la guerre civile est terminée, je ne suis pas certaine qu'il ressortiraient d'un pub autrement que les pieds devant.

Bienvenue dans le monde de la grande boucherie musicale...


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Samedi 30 juin 2007
Comme vous l'avez appris sur le précédent billet, j'étais hier soir au concert de mon père.  J'attendais ça depuis plusieurs semaines et, comme d'habitude, je n'ai pas été déçue.

J'ai rejoint les musiciens à 16h00. J'aime assister aux préparatifs d'un concert. Le déchargement, le montage du matériel, la galère des balances et  l'effervescence des derniers réglages, toujours en retard. Ca aussi, ca fait partie de la musique.  De la musique qui se vit, comme le dit si bien Gmike.  Oh, je n'ai pas fait grand chose pendant ce temps là. Monté deux trois trucs,  écouté les balances pour leur donner le rendu du fond de la salle, joué de l'accordéon aussi,  discuté politique et religion avec  John, le violoniste...Aidé les régisseurs lumières à choisir la bonne nuance orangée du calque des projecteurs...jou de l'accordéon encore un peu, dehors sur le petit chemin devant l'église...

Et comme en concert rien ne peut se passer correctement du premier coup, il a fallu affronter, à moins d'une heure duspecctacle, un problème électrique: le correcteur accoustique (qui permet de régler les basses automatiquement à l'aide d' un capteur sonore qui analyse l'accoustique de la salle grâce à un système que je ne comprends absolument pas!) a fait sauter les plombs. Un peu avant, nous étions confrontés au mystère du cable Jack qui ronflait bizarrement une fois branché. Solution du problème: l'église n'était pas reliée à la terre, résultat l'installation electrique était défaillante pour autant de matériel de prise de son. Mais comme mon père est un bidouilleur, il s'en est sorti, comme d'habitude. 20 minutes avant la représentation, on partait seulement manger,au petit bar du village. Les organisateurs du concert nous avait fait préparer un petit repas délicieux, arrosé de vin rouge évidemment...

A notre retour du dîner, les spectateurs avaient déjà rempli l'église. Accompagnée d'un ami (que j'embrasse très fort et qui se reconnaîtra), je me suis installée sur le premier banc, tout devant. Même qu'il y avait un joli panneau "reservé" dessus. La classe. VIP la Julie. Lol. Un de mes formateurs du CFMI, Romain, excellent flutiste, était là aussi. Il a joué avec les Foxy l'année dernière, et ils l'avaient invité à venir faire deux ou trois morçeaux avec eux.

Le concert a commençé. Génial, je crois que le mot sera suffisant pour le résumer. Standing ovation au dernier morceau pour mon père et ses musiciens. Et moi...un sourire d'enfer. Je suis vraiment fière de mon père.

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