1ère partie: Le Commencement
Tout a commencé le samedi 23 juin, dans un bar Poitevin. Au
Pince-Oreille, on aime la musique, quelle qu'elle soit, d'où qu'elle vienne, et toute l'année les
artistes se succèdent, première scène ou petite pause en chemin.
Ce soir là, c'était reggae. Les
Rabsta Family. Inconnus au bataillon mais ma curiosité fut (encore une fois) la plus forte et je retrouvais, vers 23 heures,
mes inconditionnels amis des soirées "zik" sous le néon. Je ne parlerai pas ici de l'excellente prestation des Rabsta ce soir là, car je leur consacrerai prochainement
un article entier et celui ci ferait double emploi. Retenez simplement que ce groupe est mon coup de coeur de l'année, une très belle rencontre musicale . Qui en provoquera d'autres, mais ce
jour là à Poitiers je n'avais aucune idée de l'endroit où cette rencontre allait me mener.
Je ne pouvais pas quitter le Pince Oreille sans leur dire ce que leur musique m'avait raconté. C'est alors que je vois Momo, le bassiste, quitter la scène. Ni une, ni deux, je
l'attrappe au vol, on discute, je me présente. Et il me fait monter. La haut, dans l'appartement ou les Rabsta fêtent l'après concert. Introduite d'abord pour quelques minutes, je ne
rentrerai que le lendemain à dix heures du matin, après quelques verres, de longues discussions musicales, et une nuit blanche. Si il y en avait bien un que je voulais féliciter ce soir là, c'était
Alex, le saxophoniste, dont j'ai déjà parlé dans
un précédent articleLe Bonheur,3ème partie..
Le féliciter pour ses très bons chorus sur cet instrument que j'aime tant. Unis par la même passion, on a passé un long moment à discuter, les yeux enflammés par cette étincelle que tous les
musiciens connaissent si bien et que l'on appelle partage.
On ne ressort pas indifférent de ce type de soirées, de ce type de rencontres. L'étincelle ne s'éteint jamais vraiment et, si elle ne doit être qu'éphémère, elle dure toujours suffisamment pour ne
pas disparaître une fois le jour levé. C'est cette étincelle qui m'amena, lundi dernier 16 juillet, pour le concert des Rabsta aux francofolies de la Rochelle.
Sans doute suite à l'intensité de notre premier échange, c'est avec Alex que j'avais gardé le plus de contacts après le concert du 23. C'est donc chez lui que j'ai passé les trois
premiers jours de cette semaine, 16, 17, et 18 juillet. A l'origine, je devais quitter la ville dès le mardi...mais des événements imprévus, dont je parlerai en seconde partie, en
décidèrent autrement.
Arrivée à La Rochelle lundi en début d'après-midi, nous nous sommes directement rendus à
la Motte Rouge, scène des Francofolies ou les artistes ayant
participé au
Chantier des Francos se retrouvaient et présentaient, chacun leur tour, quelques
titres de leur cru. Tout au long de la semaine, le Chantier leur avait offert l'occasion de se produire en concert complet et cette scène du lundi, dernier jour de festival, ressemblait
un peu à un aurevoir collectif.... Malgré la pluie, le public était là pour entendre, ou ré-entendre, des artistes de talent rentrant de plein pied dans la scène française émergente. Là encore,
quelques coups de coeur et notamment deux groupes:
Amédée Colère (région parisienne), et
Scotch et Sofa (Languedoc-Roussillon). A l'instar
des Rabsta, je ne devélopperai pas ici à leur sujet. Des articles spécifiques leur seront consacrés dans les jours prochains.
C'est après la Motte Rouge que les émotions fortes commençent, rendez vous
à l'épisode 2...