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Erinn, ma belle Erinn

Samedi 28 avril 2007

Voila.

Après 8 jours en Irlande, me voici de retour sur le plancher des vaches (l'Irlande étant, comme chacun sait, celui des moutons.)
Il me faudra quelque temps pour vous montrer les photos, parce qu'elles vous seront présentées, comme pour Amsterdam, sous la forme d'un carnet de voyage. Il me faudra donc d'abord les trier, les sélectionner, puis les commenter pour, enfin, vous les faire partager.

En attendant ces images, je peux simplement vous dire que c'est une île splendide aux paysages somptueux faits de roches et de prairies verdoyantes, sur un fond d'Atlantique et de mer d'irlande, parsemée d'héritage celte et d'histoire britannique...je ne vais rien raconter maintenant, cela enlèverait le charme des photos, alors un peu de patience, vous saurez tout très bientôt...

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Jeudi 19 avril 2007

Donc, comme vous le savez, je suis en Irlande. Gros voyage que j'attendais depuis des mois.

Voici quelques photos pour vous montrer comme c'est boooooooo!!! Elles ont été prises sur la presqu'ile de Howth, au nord-est de Dublin, lors d'une promenade que j'ai faite hier et qui a duré cinq heures....rien que ca...cinq heures de marche le long des falaises à pic, une vraie merveille.

En arrivant à Howth, je suis passée par le port. Si on m'avait dit que je verrais un phoque, de si près, en dehors d'un zoo, je ne l'aurais peut etre pas cru...


Toutes les photos qui suivent ont éte prises le long de la cote de Howth, au bord des falaises.









Ci dessous les ruines de l'abbaye de Howth, construite au Moyen Age. Elle est entourée, comme vous pouvez le voir, d'un petit cimetière, tres simple.



Voila pour le premier jet....d'autres photos certainement dans quelques jours, sinon à mon retour !

PS: et pour ceux qui ont lu l'article sur le Serment des Limbes posté juste avant, vous aurez remarqué que j'ai retrouvé les accents sur mes E...

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Dimanche 18 mars 2007

Samedi soir, les irlandais et tous les amoureux de la verte Erin se sont retrouvés autour d'une Guinness pour fêter la Saint Patrick. De Dublin à Moscou en assant par Barcelone ou Boston, l'heure était à la Green Atitude.

Mais la palme revient sans doute à la ville de Chicago qui, depuis 1962, transforme son fleuve en serpent vert...La Pipefitters Union, société qui gère l'événement,  utilise un colorant à la fluorescéine qui peut aussi être utilisée pour étudier les courants. Alors qu'en 1962, 45 kg de colorant était utilisés, les quantités ont été réduites de nos jours à environ 18 kg...de quoi faire hurler Nicolas Hulot...

La preuve en image:


Dingue non?

Et pour toutes les infos sur la Saint Patrick, c'est ici!


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Samedi 13 janvier 2007
En 2004, alors que j'étais étudiante au Conservatoire National de Région de Cergy Pontoise (Val d'Oise), j'ai été amenée à rédiger un méoire pour le cours de culture musicale. Mémoire, le terme est un peu prétentieux, mais c'était celui que la prof avait employé. Passionnée de musique irlandaise, j'ai donc tout naturellement décidé de traiter ce sujet, et c'est encore plus naturellement que je vous livre ici mon travail, afin de vous faire découvrir (ou redécouvrir) la magie de la musique irlandaise.

Sur le présent billet, placé avant tous les autres, vous trouverez le sommaire du dossier. Il vous suffit de cliquer sur les liens pour lire le billet correspondant. Si vous consultez le dossier en faisant défiler la catégorie, vous le découvrirez billet aprè billet, dans l'ordre de lecture.


   Avant Propos.

   Introduction.

   I- Histoire de la musique traditionnelle en Irlande.
      
           I-1- L'Antiquité
           I-2- Le Moyen Age
           I-3- Musique et musiciens dans la renaissance irlandaise
           I-4- La musique traditionnelle aux XVIIIeme et XIXème siècle.
           I-5-
Le XXème siècle

   II- La musique traditionnelle irlandaise: étude pratique.

           II-1-a- Définition technique:
Sur le fond...
            
                      * L'aisling
                      * Les ballads
                      * Le sean nos
                      * Single, slip, et double jigs
                      * Le reel
                      * Le hornpipe
                      * Les sets dances

           II-1-b-
Définition technique: Sur la forme.

           II-2- Les instruments.

                      * La voix
                      * La harpe
                      * Le fiddle
                      * Le Uileann Pipe
                      * Les flûtes
                      * L'accordéon diatonique
                      * Les percussions
                      * Les instruments secondaires.

    III- Le renouveau de la musique irlandaise depuis les années 70.

           III-1- La diffusion à travers le monde.
           III-2- Les groupes mythiques des années 60-70

    Conclusion

    Bibliographie.


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Samedi 13 janvier 2007
    Les préférences musicales.

    Un sujet, comme les goûts et les couleurs, qui ne se discute pas. En ce qui me concerne, si je devais établir une liste des mes genres musicaux préférés, la musique irlandaise obtiendrait sans nul doute la première place. De par mes racines, on peut également dire qu’elle est inscrite dans mes gènes... Mon père, musicien de profession et excellent guitariste folk (les autres styles de jeu ne lui faisant pas défaut...), a passé deux années en Irlande, de 1977 à 1979. Encore jeune musicien, il eut la chance de jouer avec ceux que l’on range encore aujourd’hui comme les plus grands,  notamment avec les membres du Bothy Band (un lien plus étroit se noua avec un de leurs membres, Paddy Keanan, avec qui il joua de nombreuses fois en duo), ainsi qu’avec les Planxty, dont la réputation n’est plus à faire parmi les initiés. Un voyage d’une incroyable richesse, qui apporta à son jeu de guitariste une réelle authenticité, cet esprit traditionnel que peu de gens savent reproduire s’ils n’y ont pas été plongés au plus profond. Aujourd’hui, il est membre fondateur d’un groupe de musique traditionnelle irlandaise appelé Foxy Devil, accompagné de Fabien Guiloineux, John Delorme, et François Bobet (actuellement en Irlande,mais bientôt remplacé par un nouvel accordéoniste).

    Il m’initia à cette musique il y a quelques années. Ce fut une révélation. Une musique profondément entraînante, mélodieuse, mais parfois aussi des plus mélancoliques, chantant l’amour, la danse, le bonheur, la tristesse, tout cela émergeant d’une communion exceptionnelle entre musiciens, si exceptionnelle qu’elle en devient palpable.
Après une période d’initiation que je qualifierais d’ « auditive », vint le tour de l’apprentissage « pratique ». La flûte étant très utilisée dans le répertoire traditionnel irlandais, il n’eut aucun mal à me faire découvrir des morceaux simples, pour flûte et guitare, qui me permirent de m’imprégner progressivement de la musique. De petits airs, ornementés comme le veut le genre, qui me procurèrent même à ce stade un plaisir intense de jouer, rien que par leur sonorité. Par la suite, Sonia Fumoux, jeune et talentueuse violoniste, vint compléter cette « mini formation », mêlant ses cordes à nos mélodies. Quelques temps plus tard, je jouai quelques airs avec mon père et ses amis musiciens, rassemblant cette fois ci plusieurs guitares, un flûtiste professionnel, un banjoïste de renom (Jean-Marie REDON, lauréat d’un Emy Award ), Sonia et son violon, mon père jouant tour à tour de la guitare, de l’accordéon, en passant par le violon, le tin wisthle, ou le banjo. Un grand moment de partage, un soir de nouvel an dans une ferme du Périgord, à Sarlat. C’était en 2001. Mon père étant loin, j’eu peu l’occasion de jouer encore après cette date, mais mon cœur était définitivement tourné vers cette musique.

    Ce dossier, rédigé dans le cadre de la classe de culture musicale 1er cycle du C.N.R de Cergy-Pontoise, présente un double intérêt. Tout d’abord, il m’a donné l’opportunité d’étudier en réelle profondeur ce pour quoi je n’avais que de vagues notions d’amateur. Je ne peux affirmer que, de moi-même, j’aurais pris le temps d’effectuer ces recherches mais, au fur et à mesure de son élaboration, ce dossier m’a littéralement passionnée, et m’a donné l’envie d’aller beaucoup plus loin. Dans un second temps, il me permet de faire ce dont j’étais incapable il y a encore quelques mois : transmettre à mes lecteurs tout ce que cette musique, de plus en plus écoutée mais si peu connue et étudiée, renferme au plus profond d’elle-même. Son essence, ses racines, ce long parcours à travers les âges, jalonné de magie, de légendes et de conflits, cette musique qui se veut le reflet d’un pays longtemps et durement torturé, si rythmée, mais quelques fois si douce et triste. Vous verrez ainsi, au cours des différents thèmes qui seront abordés au cours l’étude, que la musique traditionnelle irlandaise, même si elle reste une musique populaire trop souvent qualifiée d’ennuyeuse ou de criarde,  renferme nombre de subtilités.

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