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aux idées bouillonnantes, en pleine lecture sur ce blog L'adresse du blog a changé!www.juliegoudot.netdevientwww.juliegoudot.over-blog.com. Merci de mettre vos liens à jour!
C'est les vacances. Et comme c'est les vacances, je suis chez mon papa. Et comme je suis chez mon papa, je joue de la musique. Et comme je joue de la musique, j'en profite pour enregistrer
quelques trucs dans son studio. Ca me rappelle l'enregistrement de la maquette... Le papa en question en profite pour tester le nouveau micro qu'il vient d'acheter et qui, paraît-il, est excellent
pour la prise de son de la flûte. Qu'à cela ne tienne, la Fantaisie Pastorale Hongroise de Franz Döppler fera bien l'affaire!
C'est moi ou ça change du micro-casque que je vous fait régulièrement subir?
Mercredi soir fut un soir exceptionnel. Musicalement du moins, grâce au concert, au théâtre de Poitiers, de Motion Trio, un trio d'accordéon pas comme les autres. Moi
qui "accordéonne" depuis peu, je pensais écouter un trio banal. Dans le sens où le répertoire de l'accordéon, surtout sur scène, est toujours un peu le même. Mais je m'étais bien trompée...
L'accordéon ne jouit pas de l'intérêt, voire de l'affection qu'il mérite. C'est sur ce principe que Marcyn Galazyn et Pawel Baranek ont décidé de rejoindre Januzs Wojtarowicz pour former un trio
pour le moins détonnant. Instrumentistes diplômés en rupture de ban académique, ils ont pendant un temps joué sur les trottoirs de Cracovie, non loin de l'école où ils furent formés.Ces premiers
de la classe ayant choisi la vie de bohème brûlaient à l'évidence du désir de mettre en application des idées originales et de redonner à l'accordéon ses lettres de noblesse. A savoir, inventer
une sorte de néo-folklore urbain, constitué d'apports multiples. Tellement multiples qu'ils sont parfois difficilement identifiables. Avec une énergie digne d'un groupe de rock, ce brelan d'as
fait passer dans ses soufflets des échos de tango, de valse, de jazz, de baroque, de traditions celtiques et balkaniques, et même de techno...entre autres.
Tout est réalisé en accoustique. Difficile à croire, mais avec Motion Trio, pas d'effets spéciaux. Que des sonorités naturelles. Ces virtuoses des petits boutons ont poussé l'exploration de leur
instrument au maximum, et nous font découvrir des paysages sonores totalement inhabituels pour l'accordéon. Ainsi vous pourrez entendre une vieille Trabant qui a bien du mal à démarrer, vous
croire en boîte de nuit à danser sur le dernier tube techno, ou encore plonger au coeur des bruitages de vos jeux vidéos et flippers préférés. Beaucoup d'humour donc, mais surtout énormément de
talent au service d'une musique saisissante, pour ne pas dire complètement ahurissante. Aujourd'hui, ils tournent dans le monde entier et jouent avec des artistes tels que Bobby McFerrin (voir la
magnifique vidéo ci dessous), mais est-il nécessaire de préciser que ce n'est pas étonnant?
Motion Trio? Une très belle réussite à faire écouter d'urgence à tous ceux pour qui l'accordéon n'est qu'une vieillerie tout juste bonne à être exposée dans les musées...Plus d'infos sur leur
site officiel (www.motiontrio.com) et d'autres vidéos en tapant Motion Trio sur Youtube...
Motion Trio et Bobby McFerrin...une vraie merveille.
Continuons dans la série des guitares folles....voici Bjorn Berge, bluesman affolant de virtuosité! Avec Just Allright, seul sur scène, il va vous enflammer les
oreilles....
Plus de vidéos sur ce lien, et son site officiel par ici!
Et parce que son talent vaut bien quelques précisions, voici une très belle critique à son sujet, parue sur citizenjazz.com:
Bjorn Berge, c’est une montagne de muscles haute de deux mètres, des bras tatoués et une boucle à chaque oreille. Le croisement étrange entre un footballeur américain
et un docker allemand. Bjorn Berge, c’est aussi un artiste venu du nord de l’Europe, de Norvège pour être précis.
Mais Bjorn Berge, c’est surtout un bluesman capable, seul en scène avec sa douze cordes, d’enflammer un public quelque peu dubitatif à la vue du personnage. C’est une
voix éraillée comme on n’en fait qu’à force de généreuses rasades de bourbon et de fortes doses de tabac ; c’est une guitare jouée avec force mais non sans virtuosité ; et c’est un pied
qui frappe une caisse sur le sol en guise d’invitation à battre le rythme avec lui. Et on frappe des mains, on en redemande, on acclame, on est conquis. La magie opère.
Ce Norvégien trentenaire n’en est pas à son premier délit. Il ne sait même plus lui-même combien d’albums il a enregistrés exactement. Sept, huit ? Six,
peut-être... Cela n’a pas l’air de trop le perturber, tout content qu’il est de venir enfin en France pour y présenter son dernier opus, St. Slide. Et une bonne occasion pour
le public français de découvrir le blues façon viking. Le premier choc s’est produit aux dernières Transmusicales de Rennes où il a fait se lever une salle entière à lui tout seul. Puis sur la
radio parisienne Fip, pour un concert en diffusé en direct du studio 106, le 2 février 2005.
Adepte du finger picking et du slide stick, son jeu semble avoir directement pioché dans l’héritage des guitares bluesy noires américaines. Ce jeu généreux qui parle
des peines, des blessures, des amours mortes, mais pas seulement : Bjorn Berge est, face au public, tout sourire, décontracté et d’une bonne humeur contagieuse. Et cette voix, caverneuse,
chaude et cassée, déchirant l’air pour mieux s’envoler dans un espace ressemblant à l’éternité. Et cette puissance ! Bjorn Berge produit à lui seul autant de décibels qu’un groupe entier. Si
ce n’est plus...
Quand on aime le blues, on ne peut qu’adhérer au phénomène Bjorn Berge. Parce qu’il a du talent, bien sûr. Et parce qu’il est toujours remarquable de voir émaner d’un
physique aussi imposant une sensibilité aussi prononcée. Si on n’apprécie guère la musique dont les pionniers sont Robert Johnson, B.B. King ou
Chuck Berry, on est surpris de constater à quel point le blues reste une musique qui dépasse les frontières et les couleurs. La preuve en est avec ce Norvégien pur cru
totalement habité par le blues.
Après l'étonnant Andy Mc Kee, entrons dans un tout autre registre. Tout le monde, ou presque, connaît le Canon de Pachelbel. Et si la mémoire ne vous revenait pas, les premières notes
vous aideront certainement. Mais quand un jeune guitariste se met en tête de le reprendre version électrique, ça donne quoi?