Jeudi 25 octobre 2007

Voici un article un peu particulier, qui fait suite à l'explication du stade de développement de l'enfant appelé complexe d'Oedipe, en réponse à la question de zaza posée aujourd'hui dans la Cbox. L'histoire d'Oedipe appartient à la mythologie grecque. Freud a éabli un parallèle entre le comportement particuliers des jeunes enfants face à leurs parents et ce mythe célèbre:

Quand Amphion et Zéthos eurent pris possession de Thèbes, Laïos se réfugia auprès de Pélops mais enleva le fils de son hôte, Chrysippe. Le dieu Apollon lui envoya alors un oracle : pour le punir, s'il engendrait un fils, celui-ci le tuerait et épouserait sa mère.

Laïos reprit possession de son royaume après la mort d'Amphion et de Zéthos, et épousa Jocaste. Se souvenant de l'oracle, à la naissance de son fils, il le remit à un serviteur pour l'abandonner sur le mont Cithéron, après avoir fait transpercer ses pieds avec un clou pour qu'il ne s'enfuit pas. Mais au lieu d'obéir, le serviteur donna l'enfant à un berger qui le porta au roi de Corinthe, Polybe, et à son épouse, Mérope. Le couple, qui n'avait pas d'enfant, éleva le bébé comme leur propre enfant et lui donna le nom d'Œdipe, en raison de la déformation de ses pieds (Οδίπους / Oidípous signifie « pieds enflés », de οδέω / oidéô, « gonfler, enfler » et πούς / poús, « pied »).

Quand Œdipe eut grandi, un homme quelque peu ivre lui révéla, au cours d'un banquet, qu'il n'était pas le fils de Polybe. Il se rendit alors à Delphes pour connaître l'identité de ses véritables parents. Il eut pour seule réponse qu'il tuerait son père et épouserait sa mère. Il décida pour cette raison de ne plus jamais retourner à Corinthe et se mit à voyager en direction de Thèbes : par hasard, il rencontra Laïos, à un carrefour où trois routes se croisaient. Ils se disputèrent et Œdipe tua son père sans le reconnaître.

Il continua jusqu'à Thèbes qui, à cette époque, était terrorisée par le Sphinx, un monstre qui tuait tous ceux qui ne pouvaient répondre à l'énigme qu'il leur posait. Créon, frère de Jocaste et régent de Thèbes, offrit le royaume et le mariage avec Jocaste à quiconque pourrait anéantir ce fléau (le pouvoir était matrilinéaire, il fallait donc épouser la femme de l'ancien roi pour devenir roi). Œdipe trouva la réponse à l'énigme (Quel est l'animal qui marche à quatre pattes, le matin, à deux pattes à midi et à trois pattes le soir ? Réponse : l'humain, qui marche à quatre pattes lorsqu'il est bébé, à deux pattes dans le milieu de sa vie, et à trois pattes lorsque, vieux, il s'appuie sur une canne), et le Sphinx se donna la mort. Œdipe épousa Jocaste, de qui il eut deux fils, Étéocle et Polynice, ainsi que deux filles Antigone et Ismène.

Selon Homère, quand on découvrit qu'Œdipe avait épousé sa mère, cette dernière se pendit, mais Œdipe continua à régner sur Thèbes. Dans la tragédie de Sophocle, Œdipe roi, la découverte fut précipitée par la peste et la famine, et par une déclaration de l'oracle de Delphes selon laquelle ces calamités ne disparaîtraient que si le meurtrier de Laïos était chassé de la cité. Les efforts d'Œdipe se tournèrent vers Le serviteur qui bien avant avait confié un bébé à un berger et il se trouve qu'il était le bébé en question. De fait pour découvrir la vérité, il se révéla qu'il était à la fois le fils et le meurtrier de Laïos ; Jocaste se pendit et Œdipe se creva les yeux.

Œdipe fut destitué et se retira. Il fut d'abord enfermé à Thèbes. Puis il partit en exil, errant, jusqu'à Colone, en Attique, où il fut sous la protection de Thésée et où il mourut.

Ses fils s'étant querellés pour la succession au trône, Œdipe, avant de mourir, leur lança une malédiction : ils se donneraient mutuellement la mort.


En espérant zaza que cet article aura répondu à ta question ;)

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Vendredi 1 juin 2007
Conte merveilleux et traditionnel du Poitou, Le Pigeon Blanc est sans aucun doute l'un de mes contes préférés. Je vous le propose aujourd'hui en deux versions: une version enregistrée par moi même dans la soirée (voix/accordéon) , que vous pouvez écouter en cliquant sur le lecteur, et la version écrite (texte original) ci dessous. Si vous avez 7 minutes 30 à perdre, je vous conseille la version enregistrée, c'est beaucoup plus interessant. Un conte quoi...ca se raconte, ce ne se lit pas ;). Indulgence svp au sujet de l'espèce de grésillement de fond, presque indistinct mais quand même, j'ai enregistré avec mon micro casque sur audacity. Pas la top qualité du matériel que je peux avoir au CFMI donc. Bon voyage aux pays des légendes poitevines ;)




C'étaient deux petits enfants, un petit et une petite, qui avaient perdu leur mère, et leur père s'était remarié et la femme était très méchante pour eux. Elle faisait cuire des galettes. Et puis, elle les a envotés dans la forêt faire des fagots en disant que le premier rendu avec son fagot aurait la plus grosse des deux. Et puis, la petite avançait plus vite que son frère à faire son fagot. ; il l'a attachée au pied d'un arbre, de crainte qu'elle n'ait fini avant lui et qu'elle n'ait la galette. Et lui, quand il a eu fini e le sien, a détaché sa petite soeur tout de même, et s'en est allé.
Sitot qu'il a été rendu, la tante lui a commandé de regarder dans la mée, que sa galette y était; et elle a fait tomber le couvercle sur la tête du petit et l'a tué; et puis, elle l'a mis dans le pot.
Après, la petite soeur est arrivée. Et la tante grossière lui a dit de porter la sauce à son père pour le midi; et la petite, sans déjeuner, y est partie.
Dans son chemin, elle a rencontré la Sainte Vierge.Celle là lui a dit:
- Où vas-tu ma petite?
Elle a dit qu'elle portait le midi à son père.
Et la Vierge lui a dit:
- Tu ramasseras tous les petits os que ton père jettera et tu les mettras au pied de l'aubépin et tu diras "Fleuris, petit frère, fleuris!"

De ces os il est venu un pigeon. Un pigeon blanc. Il s'est envolé sur la maison du roi et là, il a dit une chansonnette (à écouter en cliquant sur ce lien):

Ma tante m'a tué,
Mon père m'a mangé,
C'est p'tite soeur Marguerite
Qui m'a ramassé!
M'a planté sous l'aubépin,
Et puis m'a dit:
Fleuris, fleuris, petit frère, fleuris!

Le roi est sorti et a dit "Ah! le joli pigeon! La jolie petite chanson qu'il chante! Répète la donc petit pigeon!".
- Je vous la répeterai, si vous me donnez une bourse de cent écus!
Ils la lui ont donnée et il a répété sa chanson:

Ma tante m'a tué,
Mon père m'a mangé,
C'est p'tite soeur Marguerite
Qui m'a ramassé!
M'a planté sous l'aubépin,
Et puis m'a dit:
Fleuris, fleuris, petit frère, fleuris!

De là; il s'est envolé sur la maison du boulanger, et la il a encore dit:

Ma tante m'a tué,
Mon père m'a mangé,
C'est p'tite soeur Marguerite
Qui m'a ramassé!
M'a planté sous l'aubépin,
Et puis m'a dit:
Fleuris, fleuris, petit frère, fleuris!

Et puis les gens sont sortis et ils ont dit:"Ah! Le joli petit pigeon! La jolie petite chanson qu'il chante! Répètes la-donc!"
- Si vous voulez que je vous la dise, vous me donnerez votre fournée de pain!
Ils la lui ont donné, et il a répété sa chanson.
De la, il s'est envolé sur la maison du meunier et, quand il a été là, il a encore chanté:

Ma tante m'a tué,
Mon père m'a mangé,
C'est p'tite soeur Marguerite
Qui m'a ramassé!
M'a planté sous l'aubépin,
Et puis m'a dit:
Fleuris, fleuris, petit frère, fleuris!

Ils ont dit: "Ah! le joli pogeon! et la belle chanson qu'il chante! Chante encore!"
Il a demandé la roue du moulin, et ils lui ont donné. De là il s'est envolée vers sa maison. Il a dit encore:

Ma tante m'a tué,
Mon père m'a mangé,
C'est p'tite soeur Marguerite
Qui m'a ramassé!
M'a planté sous l'aubépin,
Et puis m'a dit:
Fleuris, fleuris, petit frère, fleuris!

Et la petite oeur est sortie et elle a dit "Ah! le joli pigeon! et la jolie petite chanson qu'il chante! Chante la donc encore, petit pigeon!"
Il l'a chantée, puis il a donné à Marguerite la bourse de cent écus. Le père, voyant ça, est sorti lui aussi, et le petit pigeon a chanté sa chanson et lui a donné, à lui, la fournée de pain.
Après la tante, donc, toute rebelle, est sortie aussi en disant ""Faut bien que j'y aille moi aussi, donc, il me donnera peut être quelque chose!".
Et le pigeon chanta sa chanson. Et alors, quand il a eu terminé, i a jeté sa roue de moulin sur la tête et il l'a tuée.
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