Aujourd'hui, un article en deux parties. Pas pour la longueur, mais simplement parce que les deux évenements dont je vais parler sont indépendants l'un de l'autre mais contribuent à ce que
je nomme le bonheur actuellement, en cette période de vacances...pour le moins musicales!
1ère partie: Shelta met le feu à La Bourboule.
Jeudi soir, 12 juillet, je me suis rendue à La Bourboule, célèbre ville thermale d'Auvergne, pour le concert d'un excellent groupe de musique traditionnelle
irlandaise (pour les piliers de comptoirs de ce blog, ca ne devrait plus être une surprise...lol), nommé Sheltavoir le site
officiel du groupe.
Ce n'est pas un hasard dans la mesure ou les trois musiciens que vous avez pu voir aux côtés de mon père sur les photos
du concert de Foxy Devilvoir l'article "The Foxy Devil: l'après-concert" (John Delorme au violon, Fabien Guiloineau à la guitare et au bouzouki, et Guy Vesvre à l'accordéon
diatonique) sont également musiciens de Shelta, et que mon père s'occuppe de la sonorisation de leurs concerts (lorsqu'il n'est pas sur scène, il est ingénieur du son). Aux trois instrumentistes
pré-cités viennent s'ajouter Romain Chéré (flûtes irlandaises, mandoline, banjo, déjà mentionné sur ce blog à l'occasion du concert des Foxy, auquel il a participé sur certains morceaux), et
Tania Buisse au Bodhran voir l'article de mon mémoire sur la musique irlandaise:"Etude Pratique: les
instruments" (la percussion traditionnelle, cf les photos)
Entre Foxy Devil et Shelta, une seule différence: le type de pièces jouées. Quand les Foxy s'attardent plus longuement sur le
repertoire traditionnel de chants et de ballades, Shelta ne fait que de l'instrumental, musique donc principalement à danser, dans une qualité d'exécution et une justesse d'interprétation tout
à fait remarquables. Ca ne peut pas sonner plus irlandais. (Jean François, je pense que tu confirmeras...)
Comme pour le concert des Foxy, j'ai aidé mon père a monter (et à démonter! Humpf! ) le matériel, chose intéressante puisque j'en ai profité pour réellement apprendre de quelle manière se
montait (et se démontait...pffffff...) une sono de cette envergure, ce qui au passage n'est pas vraiment de la tarte! Entre les dizaines de câbles, les enceintes, les retours, les micros, les
caissons de sub, la table de mixage etc, c'est un chouette bazar à ne pas mettre entre toutes les mains...
Arrive alors le moment des balances. Le concert était en plein air, aussi les réglages se sont fait devant les passants flanant sur la place, bien remplie car le soleil montrait son nez pour la
première fois depuis une bonne quinzaine. Les gens se sont donc naturellement assis pour regarder, n'hésitant pas à applaudir après le solo de balance de chaque instrument, ainsi qu'après les
moments de jeu collectif ou l'on vérifie qu'un instru ne fait pas le malin en criant plus fort que les autres. Vu l'ambiance qu'il y avait déjà à cette heure là, je m'attendais à un public en
feu, et nombreux, au moment du concert. Et je ne m'étais pas trompée.
21 heures. Le concert commence devant une place noire de monde. Premier morceau, tonnerre d'applaudissements, le public n'hésitant pas à pousser ces fameux cris entonnés par les musiciens trad
lors des changements de tempo, de danse, ou lors de passage un peu plus techniques méritant d'être salués par les auditeurs. Nom de D***, ca chauffe à la Bourboule!
Troisième morceau, des gens se lèvent, dansent, démarrent une farandole, tournent et valsent devant la scène. Les enfants s'y mettent aussi, pour ne plus s'arrêter jusqu'à la fin (au risque de
nous faire tomber les enceintes, que mon père regardait d'un air plus qu'inquiet...).
Chaque musicien aura droit à son petit passage solo, afin de mettre en valeur son instrument, et le solo de Tania au Bodhran déclenche une ribambelle de cris et d'applaudissements. Il faut dire
qu'elle connait son domaine, la demoiselle, son solo était exceptionnel, explorant toutes les possibilités sonores de l'instruments, des plus graves aux plus aigues...effet garanti dans
le public qui lui a bien rendu!
Une heure trente plus tard, le concert s'achève sous les cris et les clap-clap-clap tonitruants du public, j'ai une banane d'enfer....Shelta a mis le feu à La Bourboule!
Ci dessous quelques photos prises pendant les balances et une petite vidéo prise avec mon appareil photo, (donc pas top qualité...) durant le concert. Malheureusement la carte mémoire
étant pleine un peu trop tot, il manque quelques secondes pour avoir la fin du morceau...Enjoy!