Pour la première partie, c'est juste en dessous, ou par
iciCliquez ici pour lire l'article: les heures
Rochelaises (1)...
2ème partie: 53 heures de bonheur.
Je vous ai donc laissé sur cette scène de la Motte Rouge. Quelques heures encore avant les balances et le concert des Rabsta, de quoi me remettre un peu de ces longues heures passées
dans le train. Ces quelques heures, je les passe chez Alex, donc. Et je l'interroge un peu plus sur ce projet personnel dont il m'avait parlé le 23. La chanson. C'est son truc, ca
l'habite. Il m'en parle comme d'un endroit où il se sent bien, et ca ne peut promettre que du bon. Avec la passion, on fait des merveilles. Je demande à écouter, il va chercher sa
guitare. Il est un peu gêné, je le vois bien. Ce n'est jamais évident de jouer comme ça, devant quelqu'un qu'on ne connait pas encore bien. Les vieux démons du jugement reprennent le dessus malgré
le temps passé à les chasser, c'est comme ça...Mais je ne dis rien, je le laisse faire, je regarde, j'écoute. Un instant je repense à l'histoire de
la groupie du pianisteclique sur le lien pour lire l'article...
J'aime bien ce qu'il fait. Jolis textes, souvent pleins d'esprit. Guitare vive et sûre...oui, j'aime. Mais là encore, patience, un article spécial à son sujet dans les jours
prochains...Décidemment, je suis mystérieuse en ce moment ;). Le temps passe, je le sens se détendre, la voix se pose mieux, la sournoise petite fausse note n'est plus abordée de la même manière,
ni même la voix qui parfois déraille. Il me montre son travail, peu m'importe que tout ne soit pas parfait, j'ai envie de découvrir, envie de savoir, envie d'entendre. L'après midi défile, les
heures se suivent à toute allure, et il est déjà l'heure de partir pour les balances. Ma flûte n'est pas loin, on ne sait jamais, si un boeuf se présente en fin de soirée...
Sauf que le boeuf viendra bien plus tot que prévu...avant le concert, Alex gère avec Salah, le chanteur des Rabsta, une petite intervention de la flûte sur un des morceaux du concert. Pas de
problème, je suis apparemment la bienvenue. Au troisième morceau, je reçois le signe, je dois aller me préparer derrière la scène. Je m'accorde, rapide, la chanson se termine et mon tour va
arriver. Mince. Il y a un peu de monde quand même. On a jamais joué ensemble, et je me retrouve là, avec eux, parachutée sur une des scènes des Francofolies. Mince.
Je ne sais pas comment vous dire ce qu'il s'est passé sur scène à ce moment là. Chorus de flûte en impro, comme ça, sur un fond dub basse/batterie légèrement prolongé pour l'occasion. Et moi qui
volait, là haut, très très haut, transportée par tout ça. Lorsque je suis descendue de scène, je ne marchais quasimment plus droit. Je prenais conscience. Sensation de légèreté immense. A l'heure
où certains prennent de la drogue pour décoller, faites moi jouer de la musique et vous verrez dans quels cieux vous pourrez m'envoyer.
Le concert se termine déjà, on rentre boire un verre, on joue un peu Alex et moi et là il se passe une chose étrange. Mince, encore une fois. Non seulement le courant passe bien entre nous, mais
quand on joue, ça passe aussi. Ca colle, en fait. Regard entendu...il va falloir approfondir. On pose les instrus, on verra ça demain. Il est tard, mais la nuit n'est pas finie, retour en ville,
direction La Cahutte, le bar où nombre d'artistes se retrouvent pendant le festival. Et je vois
Fanch, le chanteur d'
Amédée Colère. Vous
commencez à me connaître, il faut que j'aille lui parler, lui dire que j'ai aimé. On discute, il m'offre son CD. On discute encore. Décidemment j'adore cette soirée.
5 heures. Epuisés, on sonne le rapatriement. je m'effondre au fond des draps, demain est une nouvelle journée Après réflexion avec Alex, je me décide à repousser mon départ. On a trouvé un filon,
autant voir tout de suite ce que ça pourrait donner. Le soir, promenade au bord de mer. Mercredi arrive et je dois repartir. La tête pleine de souvenirs, les yeux qui scintillent. Mais ce n'est pas
fini. Début août, La Rochelle me reverra. Avec Alex on doit bosser, qu'au final on concrétise ou non. Mais juste pour voir, pour se dire que si il y a une collaboration à encourager, on ne sera pas
passés à côté. Pour le reste, qui vivra verra.
Et si un jour on doit enregistrer, on ira se mettre au vert...pour le studio ce n'est pas un problème, j'ai vu ça avec mon père...
Ainsi s'achèvent les heures Rochelaises. 53 heures exactement, pendant lesquelles j'ai vécu portée entre musique, découvertes, rencontres, partage et bonheur....Un condensé de vibrations,
d'émotions, pour des vacances résolument placées sous le signe de l'échange.