Dimanche 29 juillet 2007


Cet article ainsi que ses commentaires ont été transférés sur le blog Face Cachée, version privée de l'Avis de Julie. Vous devez être membres pour y accéder. Pour devenir membre, déposez un commentaire sur cet articleFace Cachée: L'Avis de Julie version privée ou envoyez moi un e-mail à l'adresse membres@juliegoudot.net

Merci, et bon blogging!

 

publié dans : Zone Membres communauté : L'Avis des Eclectiques
commentaires (13)   
Vendredi 20 juillet 2007
Pour la première partie, c'est juste en dessous, ou par iciCliquez ici pour lire l'article: les heures Rochelaises (1)...

2ème partie: 53 heures de bonheur.

Je vous ai donc laissé sur cette scène de la  Motte Rouge.  Quelques heures encore avant les balances et le concert des Rabsta, de quoi me remettre un peu de ces longues heures passées dans le train. Ces quelques heures, je les passe chez Alex, donc.  Et je l'interroge un peu plus sur ce projet personnel dont il m'avait parlé le 23. La chanson. C'est son truc, ca l'habite.  Il m'en parle comme d'un endroit où il se sent bien, et ca ne peut promettre que du bon. Avec la passion, on fait des merveilles.  Je demande à écouter, il va chercher sa guitare. Il est un peu gêné, je le vois bien. Ce n'est jamais évident de jouer comme ça, devant quelqu'un qu'on ne connait pas encore bien. Les vieux démons du jugement reprennent le dessus malgré le temps passé à les chasser, c'est comme ça...Mais je ne dis rien, je le laisse faire, je regarde, j'écoute.  Un instant je repense à l'histoire de la groupie du pianisteclique sur le lien pour lire l'article...


J'aime bien ce qu'il fait. Jolis textes, souvent pleins d'esprit. Guitare vive et sûre...oui, j'aime. Mais là encore, patience, un article spécial à son sujet dans les jours prochains...Décidemment, je suis mystérieuse en ce moment ;). Le temps passe, je le sens se détendre, la voix se pose mieux, la sournoise petite fausse note n'est plus abordée de la même manière, ni même la voix qui parfois déraille. Il me montre son travail, peu m'importe que tout ne soit pas parfait, j'ai envie de découvrir, envie de savoir, envie d'entendre. L'après midi défile, les heures se suivent à toute allure, et il est déjà l'heure de partir pour les balances. Ma flûte n'est pas loin, on ne sait jamais, si un boeuf se présente en fin de soirée...

Sauf que le boeuf viendra bien plus tot que prévu...avant le concert, Alex gère avec Salah, le chanteur des Rabsta, une petite intervention de la flûte sur un des morceaux du concert. Pas de problème, je suis apparemment la bienvenue. Au troisième morceau, je reçois le signe, je dois aller me préparer derrière la scène. Je m'accorde, rapide, la chanson se termine et mon tour va arriver.  Mince. Il y a un peu de monde quand même. On a jamais joué ensemble, et je me retrouve là, avec eux, parachutée sur une des scènes des Francofolies. Mince.

Je ne sais pas comment vous dire ce qu'il s'est passé sur scène à ce moment là. Chorus de flûte en impro, comme ça, sur un fond dub basse/batterie légèrement prolongé pour l'occasion. Et moi qui volait, là haut, très très haut, transportée par tout ça. Lorsque je suis descendue de scène, je ne marchais quasimment plus droit. Je prenais conscience. Sensation de légèreté immense. A l'heure où certains prennent de la drogue pour décoller, faites moi jouer de la musique et vous verrez dans quels cieux vous pourrez m'envoyer.

Le concert se termine déjà, on rentre boire un verre, on joue un peu Alex et moi et là il se passe une chose étrange. Mince, encore une fois. Non seulement le courant passe bien entre nous, mais quand on joue, ça passe aussi. Ca colle, en fait. Regard entendu...il va falloir approfondir. On pose les instrus, on verra ça demain. Il est tard, mais la nuit n'est pas finie, retour en ville, direction La Cahutte, le bar où nombre d'artistes se retrouvent pendant le festival. Et je vois Fanch, le chanteur d'Amédée Colère. Vous commencez à me connaître, il faut que j'aille lui parler, lui dire que j'ai aimé. On discute, il m'offre son CD. On discute encore. Décidemment j'adore cette soirée.

5 heures. Epuisés, on sonne le rapatriement. je m'effondre au fond des draps, demain est une nouvelle journée Après réflexion avec Alex, je me décide à repousser mon départ. On a trouvé un filon, autant voir tout de suite ce que ça pourrait donner. Le soir, promenade au bord de mer. Mercredi arrive et je dois repartir. La tête pleine de souvenirs, les yeux qui scintillent. Mais ce n'est pas fini. Début août, La Rochelle me reverra. Avec Alex on doit bosser, qu'au final on concrétise ou non. Mais juste pour voir, pour se dire que si il y a une collaboration à encourager, on ne sera pas passés à côté. Pour le reste, qui vivra verra.

Et si un jour on doit enregistrer, on ira se mettre au vert...pour le studio ce n'est pas un problème, j'ai vu ça avec mon père...

Ainsi s'achèvent les heures Rochelaises. 53 heures exactement, pendant lesquelles j'ai vécu portée entre musique, découvertes, rencontres, partage et bonheur....Un condensé de vibrations, d'émotions, pour des vacances résolument placées sous le signe de l'échange.

publié dans : Réflexions personnelles communauté : L'Avis des Eclectiques
commentaires (3)    ajouter un commentaire
Vendredi 20 juillet 2007
1ère partie: Le Commencement

Tout a commencé le samedi 23 juin, dans un bar Poitevin.  Au Pince-Oreille, on aime la musique, quelle qu'elle soit, d'où qu'elle vienne, et toute l'année les artistes  se succèdent,  première scène ou petite pause  en chemin. 

Ce soir là, c'était reggae. Les Rabsta Family. Inconnus au bataillon mais ma curiosité fut  (encore une fois) la plus forte  et je retrouvais, vers 23 heures, mes  inconditionnels amis des soirées  "zik" sous le néon.  Je ne parlerai pas ici de  l'excellente prestation des Rabsta ce soir là,  car je leur consacrerai prochainement un article entier et celui ci ferait double emploi. Retenez simplement que ce groupe est mon coup de coeur de l'année,  une très belle rencontre musicale . Qui en provoquera d'autres, mais ce jour là à Poitiers je n'avais aucune idée de l'endroit où cette rencontre allait me mener.

Je ne pouvais pas quitter le Pince Oreille  sans leur dire ce que leur musique m'avait raconté.  C'est alors que je vois Momo, le bassiste, quitter la scène. Ni une, ni deux, je l'attrappe au vol, on discute, je me présente.  Et il me fait monter. La haut, dans l'appartement ou les Rabsta fêtent l'après concert.  Introduite d'abord pour quelques minutes, je ne rentrerai que le lendemain à dix heures du matin, après quelques verres, de longues discussions musicales, et une nuit blanche. Si il y en avait bien un que je voulais féliciter ce soir là, c'était Alex, le saxophoniste, dont j'ai déjà parlé dans un précédent articleLe Bonheur,3ème partie.. Le féliciter pour ses très bons chorus sur cet instrument que j'aime tant. Unis par la même passion, on a passé un long moment à discuter, les  yeux enflammés par cette étincelle que tous les musiciens connaissent si bien et que l'on appelle partage. 

On ne ressort pas indifférent de ce type de soirées, de ce type de rencontres. L'étincelle ne s'éteint jamais vraiment et, si elle ne doit être qu'éphémère, elle dure toujours suffisamment pour ne pas  disparaître une fois le jour levé. C'est cette étincelle qui m'amena, lundi dernier 16 juillet, pour le concert des Rabsta aux francofolies de la Rochelle.

Sans doute  suite à l'intensité de notre premier échange, c'est avec Alex que j'avais gardé le plus de contacts après le concert du 23.  C'est donc chez lui que j'ai passé les trois premiers jours de  cette semaine, 16, 17, et 18 juillet.  A l'origine, je devais quitter la ville dès le mardi...mais des événements imprévus, dont je parlerai en seconde partie, en décidèrent  autrement. 

Arrivée à La Rochelle lundi en début d'après-midi, nous nous sommes directement rendus  à la Motte Rouge, scène des Francofolies ou les artistes  ayant participé au Chantier des Francos se retrouvaient et présentaient, chacun leur tour, quelques titres de leur cru. Tout au long de la semaine, le Chantier leur avait  offert  l'occasion de se produire en concert complet et cette scène du lundi, dernier jour de festival, ressemblait un peu à un aurevoir collectif.... Malgré la pluie, le public était là pour entendre, ou ré-entendre, des artistes de talent rentrant de plein pied dans la scène française émergente. Là encore, quelques coups de coeur et notamment deux groupes: Amédée Colère (région parisienne), et Scotch et Sofa (Languedoc-Roussillon). A l'instar des Rabsta, je ne devélopperai pas ici à leur sujet. Des articles spécifiques leur seront consacrés dans les jours prochains.

C'est après la Motte Rouge que les émotions fortes commençent, rendez vous à l'épisode 2...
publié dans : Musiques actuelles communauté : L'Avis des Eclectiques
commentaires (1)    ajouter un commentaire
Mardi 17 juillet 2007

    Aujourd’hui est un jour à marquer d’une pierre blanche : je voyage en première classe. Oui Messieurs-Dames. Ce n’est pas que j’ai des goûts de luxe, mais mes réductions SNCF (ah, c’est beau la jeunesse !) rendaient la première classe moins chère que la seconde. Mon portefeuille, déjà en pleine crise d’anorexie, se fit donc un bonheur de sauter sur l’occasion.
    Je n’allais tout de même pas refuser à mon postérieur le confort des sièges en velours, ni à mes jambes le plaisir de l’espace. Parce qu’il faut bien le dire, la seconde, c’est étroit…et mon grand corps en ressort souvent meurtri par tant de compression sur mes pauvres gambettes. Mais passons, là n’est pas la question.

    Aujourd’hui donc, je voyage en première et le train file vers La Rochelle. Voiture 12, place 66, je me pose, m’installe, et savoure le confort. En face de moi, une femme et sa fille, de mon âge à vue d’œil. A ma droite, une vieille dame au fort accent britannique.
    Le nez dans la Psychanalyse des Contes de Fées (oui oui, je l’ai commencé !), je sursaute quand un gros sac de cuir noir vient s’abattre violemment sur la tablette, manquant d’écraser la main de notre pauvre grand-mère British.

    « Voiture 12, place 65 ! Vous êtes à ma place ! ».


Lire la suite …

    Regard ahuri de notre anglaise, qui sort fébrilement son billet et explique à la propriétaire dudit sac noir qu’elle a une place assise « selon disponibilité » - et oui, à l’instar d’Air France, la SNCF se met à faire du surbooking - et qu’elle ne s’était installée ici qu’en attendant de savoir si quelqu’un réclamerait la réservation. A cette instant, notre voyageuse imbuvable pivote sur ses talons et crache à la figure de ma voisine d’en face :

    « Vous, c’est pareil, vous êtes à la place de ma fille ! »

    Voisine qui lui explique alors gentiment qu’elle avait échangé sa place n°34 avec la 64, pour être avec sa fille, mais que le jeune homme de la 64 avait du lui-même se tromper de siège, mais que si… La pauvre n’eut même pas le temps de finir sa phrase.

    « Vous vous démerdez comme vous voulez, mais ici ce sont mes places, je ne bougerai pas. »


    Oooh, mais c’est qu’elle est délicieuse cette bonne femme ! Pour un peu je lui mettrais bien un coup de tête pour lui apprendre la politesse…Je repose calmement mon livre, après avoir adressé un signe entendu à ma voisine encore estomaquée par tant d’agressivité.

    - Madame, ca ne sert à rien de s’énerver, vous voyez bien que c’est un malentendu et…
    - Oui, mais j’ai payé mes places Mademoiselle.
    - Mais comme tout le monde ici madame. Vous n’êtes pas obligée de les agresser de cette manière pour faire valoir vos droits. Même que d’ordinaire, les choses fonctionnent bien mieux quand on les engage avec respect et politesse.


    Sans laisser à cette mégère le temps de répondre, je regarde ma voisine et lui demande de me rappeler quelle était sa place d’origine.

    "Heu…la 34. Mais je vais y aller et laisser la petite s’installer… "

    Je lui réponds alors que je voyage seule, contrairement à elle, et qu’entre la 66 et la 34 je me contrefiche bien du numéro de ma place tant que je voyage assise. Je me lève, elle écarquille les yeux et me remercie d’un grand sourire. Je gagne ma nouvelle place, encore mieux que la précédente car libre de tout voyageur en face…pour le plus grand bonheur de mes jambes qiu pourront ainsi s’étendre tout leur saoul .
    Aux yeux ronds de ma voisine, j’ai bien senti la surprise suscitée par ma réaction. Il faut dire que les gens ont tellement l’habitude de se faire agresser pour un siège de TGV que ce petit service rendu semblait sans doute providentiel.

    Et pourtant, il était tellement normal…


>… masquer la fin


publié dans : Carnets de voyages communauté : L'Avis des Eclectiques
commentaires (6)    ajouter un commentaire
Lundi 16 juillet 2007
Pour la 1ère partie, faut aller 1ère Partie: Shelta met le feu à La Bourboule!, et pour la 2ème, c'est par là!2ème partie: Viendez taper le boeuf à Vieure!

3ème partie: La folle série des concerts et des soirées musicales continue...

Je repars pour 4 jours de vadrouille musicale entre La Rochelle, Poitiers, et Saint-Fargeol! Au programme:

Ce soir:

Concert d'un groupe de copains, plutôt typés reggae-ska, les Rabsta Familyvisitez leur Myspace pour écouter des extraits de leur album ;), aux Francofolies de La Rochelle à partir de 23 heures. Dans l'hypothèse où ils commenceraient en retard, ce qui est fort probable, j'en profiterai pour aller faire un tour au concert (gratuit!) de Didier Super, donné un peu avant sur le même festival. Ca promet d'être chouette...
Mais j'arrive à La Rochelle à 12h30, pour passer quelques heures avec Alex, le saxophoniste des Rabsta, qui a envie de se mettre à la flûte et qui a besoin de mes conseils éclairés...
Après le concert, je ne sais pas ce qui est prévu mais certainement un petit boeuf...en tout cas on ne va pas se coucher tout de suite ;)

Demain:

Re-conseils éclairés pour Alex, journée musique très certainement...Retour à Poitiers en fin d'après midi.
Soirée chez Nico, jeune homme branché qui n'écoute que de la house...mix techno en perspective...


Vendredi:


Festival O'Caraïbes de Chauvigny (à côté de Poitiers), ou les Rabsta sont (encore!) en concert....pour jouer seuls dans un premier temps mais également avec PierPolJack en deuxième partie du spectacle, énorme! Ca sent une nouvelle fois le boeuf en fin de soirée ;)

Samedi:


Retour à Saint-Fargeol, la cambrousse de mon papa...pour célébrer ses 50 ans. Avec  tous ses copains musiciens invités pour l'occasion, ca promet d'être bon! Encore une semaine bien remplie, décidemment ces vacances sont absolument excellentes...


Certainement des photos, des mots, des impressions, des cris de joie, en exclu et rien que pour vous dans le courant de la semaine...

Enjoy!
publié dans : Musiques actuelles communauté : L'Avis des Eclectiques
commentaires (5)    ajouter un commentaire
Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus