Parfois, sans crier gare, la vie vous sourit.
Comme ca, sans prévenir, l'espace d'un instant.
Une parole longtemps espérée arrive enfin et, même si avec le temps les choses ont changé, cette parole vous redonne l'energie.
Ce soir je m'endors sereine, et je souris.
L'inattendu....
"C'est un combat qu'il faut mener avec détermination et conviction. Car nulle justice n'est infaillible et chaque exécution peut tuer un innocent. Car rien ne peut légitimer l'exécution de mineurs ou de personnes souffrant de déficience mentale. Car jamais la mort ne peut constituer un acte de justice."
(Jacques Chirac, le 21 juin 2001 dans une lettre à l'association "Ensemble contre la peine de mort")
Christian Ranucci, meurtrier présumé dans l'affaire du Pullover Rouge, fut guillotiné le 28 juillet 1976. Il sera le dernier détenu Français à monter sur l'échafaud. En 1972, après l'éxécution de Claude buffet et Roger Bontems, Badinter se lance dans une croisade contre la peine capitale. Son réquisitoire lors du procès de Patrick Henry en 1977 relance le débat. Faut-il maintenir la peine capitale en France?
En Mars 1981, la campagne électorale bat son plein. François Mitterand déclare être contre la peine de mort. Il sera élu au mois de mai.
Le 25 mai, François Mitterrand gracie Philippe Maurice, qui sera le dernier condamné à mort gracié. Badinter s'engouffre dans la brêche et rédige un projet de loi visant l'abolition de la peine de mort. Enfin, le 26 août, le Conseil des ministres approuve le projet de loi, qui sera défendu le 17 septembre à l'Assemblée par Badinter lui même au cours d'un célèbre discours qui marquera les mémoires.
Badinter fait mouche. La loi sera votée à l'Assemblée le lendemain, par 369 voix contre 116, et le 30 septembre au Sénat par 161 voix contre 126.
Depuis hier, mardi 3O janvier 2007, l'interdiction de la peine de mort en France est constitutionnalisée. Ce projet de loi constitutionnelle visait à rendre irreversible la décision d'abolition de la peine capitale en France, adoptée en 1981 sous François Mitterand. Seuls 20 députés de droite ont voté contre, la révision constitutionnelle a donc été adoptée à une très large majorité. Le texte devrait maintenant être approuvé par le Sénat, puis adopté par le Congrès du Parlement, qui se réunira à Versailles le 19 ou le 26 février.
EN VOILA UNE NOUVELLE QU ELLE EST BONNE. Désormais en France, la peine capitale n'est plus qu'un mauvais souvenir.
A lire:
La peine de mort en France: le chemin vers l'abolition. Article Wikipédia.
Discours de Robert Badinter à l'Assemblée nationale, le 17 septembre 1981. Discussion du projet de loi portant abolition de la peine de mort - Texte intégral -