Lundi 15 janvier 2007
Poitiers possède cinq très belles orgues, avec leur répertoire spécifique : classique, romantique ou contemporain.

 Orgue classique
  • L'orgue Clicquot (1787-1791) de la cathédrale Saint-PierrePhoto Ch. Vigneau
  •  est l'un des plus prestigieux instruments d'Europe. Classé Monument Historique, sa dernière restauration s'est achevée en 1994.
    Caractéristiques : 16 pieds - 44 jeux - 4 claviers - 3023 tuyaux
    Organistes Titulaires : Olivier HOUETTE et Jean-Baptiste ROBIN

Orgues romantiques

  • à l'église Saint-Hilaire, l'orgue construit en 1884 par Georges Wenner a été classé Monument Historique en 1987.
    Caractéristiques : 16 pieds - 30 jeux - 3 claviers - 1606 tuyaux
    Organistes Titulaires : Jacques DAUNIZEAU et Bernard REYNAUD
  • à l'église Saint Jean de Montierneuf , l'orgue, réalisé en 1866 par Joseph Merklin, est classé Monument Historique.
    Caractéristiques : 8 pieds - 16 jeux - 2 claviers
    Organiste Titulaire : Laurence JOINNEAUX

  Orgues contemporaines

  • à l'église Notre-Dame-La- Grande, l'orgue a été commandé en 1989 au facteur d'orgue Yves Sévère et inauguré en 1996. Les grandes lignes de sa construction sont celles d'un orgue de style baroque allemand, composition idéale pour lesPhoto Ch. Vigneau amoureux de Jean-Sébastien Bach.
    Caractéristiques : 8 pieds - 33 jeux -3 claviers - 2350 tuyaux
    Organistes Co-Titulaires : Monique BECHERAS et Dominique FERRAN
  • à l'église Sainte-Radegonde, le plus récent des orgues poitevins a été reconstruit par les facteurs d'orgue Jean-Loup Boisseau et Bertrand Cattiaux, inauguré en 1997.
    Caractéristiques : 16 pieds - 54 jeux - 4 claviers - 4000 tuyaux
    Titulaire : Simone VILLARD


 
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Lundi 15 janvier 2007
Le Baptistère Saint-Jean est le plus ancien monument chrétien de France. Il a en effet été bâti vers l'an 360, vraisemblablement sur ordre de Saint-Hilaire, premier évêque de Poitiers, avant d'être reconstruit au VIIème siècle. La curiosité la plus remarquable de laBaptistère Saint-Jean, Matthieu Lafaurie première époque est sans conteste la piscine octogonale, alimentée par un aqueduc et utilisée alors pour le baptême par immersion.
Lors de la visite du Baptistère, on peut également contempler les peintures murales, dont les plus anciennes datent du XIème siècle. Le Baptistère abrite également un petit musée d'archéologie mérovingienne.

Architecture, Sculpture, peinture

Des origines du Baptistère subsistent la piscine, l'aqueduc et les murs jusqu'à hauteur des fenêtres. Les parties hautes, refaites à l'époque mérovingienne, possèdent de précieux décors polychromes avec des incrustations de briques. Les chapelles furent également ajoutées. Aux alentours de l'an 1000, la partie occidentale fut reconstruite. Il faut attendre la fin du XIème siècle ou le début du XIIème siècle pour que soient exécutées, dans un style comparable à celui de l'abbaye de Saint-Savin (Vienne), les fresques de la salle baptismale représentant l'Ascension. Au XIIIème siècle, d'autres peintures murales viennent illustrer la vie de Saint-Jean-Baptiste.
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Lundi 15 janvier 2007

507 : Clovis repousse Alaric II et les Wisigoths d'Aquitaine

A l'époque des invasions barbares, Poitiers fut le berceau de l'Empire Franc. Ainsi, la légende recueillie par Grégoire de Tours raconte que Clovis et son armée marchèrent sur Poitiers alors assiégée par les Wisigoths. Une biche aurait indiqué aux troupes franques un passage leur permettant de traverser la Vienne en crue. Leur marche vers Poitiers fut ensuite éclairée par un globe de feu brillant au-dessus de l'église Saint-Hilaire. La bataille qui s'en suivit (en 507) vit les Wisigoths se faire décimer et leur chef, Alaric II, fut tué de la main même du roi des Francs, Clovis.

732 : Charles Martel marque l'arrêt des conquêtes arabes

Durant les deux siècles qui suivirent, la terre poitevine fut ballottée et exploitée par des despotes successifs. Pourtant, le sort de la Gaule va, pour la seconde fois, se décider en Poitou. En effet, l'émir Abd-el-Rahman et ses troupes ont envahi l'Aquitaine et menacent tout l'Occident acquis au christianisme. Grâce à ses puissantes enceintes romaines, Poitiers est épargnée mais les basiliques situées hors les murs sont incendiées par les Musulmans. C'est au lieu dit des Champs de Moussais, au confluent de la Vienne et du Clain, que Charles Martel et ses troupes livrèrent bataille en 732 et mirent fin aux conquêtes arabes .

1356 : Le Prince Noir est vainqueur du roi de France, Jean Le Bon

Après avoir connu la prospérité au coeur du Moyen Age, le Poitou va subir les pires épreuves lors de la Guerre de Cent Ans (1340-1453) et, une fois encore, Poitiers va jouer un rôle historique de première importance. Au début du XIVème siècle, la ville vit dans une telle paix et un si grand esprit de sécurité que les murailles et les enceintes sont laissées à l'abandon et que les garnisons de sodats sont réduites à la portion congrue. Cependant, la rivalité anglo-française s'est aggravée et une première bataille des Anglais contre Poitiers mettra la ville à sac en 1346. Dix ans plus tard, aucune mesure particulière n'avait été prise pour réorganiser la sécurité de la ville.

Les Anglais, avec à leur tête le Prince Noir, fils d'Edouard III, livreront à nouveau bataille en 1356. Ils pilleront la région, mais surtout captureront plusieurs hauts personnages de la noblesse poitevine ainsi que le roi de France, Jean Le Bon, qui sera fait prisonnier. Cette défaite cinglante fera repasser Poitiers sous la domination des Plantagenêt pour plusieurs années.

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Lundi 15 janvier 2007

Radegonde naît vers 520 en Thuringe (Allemagne) où le roi son père est battu par les Francs. Capturée par le vainqueur Clotaire Ier, fils de Clovis, Radegonde est emmenée à Soissons. Devenu veuf, le roi mérovingien Clotaire épouse la jeune femme malgré elle. Radegonde profite de son rang pour soigner les malades et aider les pauvres. Après l'assassinat de son jeune frère par Clotaire, Radegonde quitte la cour de son mari sanguinaire et prend le voile.

Elle obtient de son époux la permission de s'installer à Poitiers où elle fait construire un des premiers couvents de femmes, le monastère Sainte-Croix. Refusant la dignité d'abbesse, confiée à sa compagne Agnès, elle continue à secourir les nécessiteux et à oeuvrer pour la paix par le jeûne et la prière.

Le monastère recevra en 568 les fragments de la vraie Croix du Christ donnés par l'empereur de Constantinople. La prestigieuse relique renforce la renommée de l'abbaye qui compte quelques deux cents moniales à la mort de Radegonde en 587.

La sainte vénérée est enterrée dans l'église Sainte-Marie, devenue église Sainte-Radegonde où son tombeau se trouve encore.

L'évêque de Poitiers, Venance Fortunat, ami et conseiller de la sainte, et la religieuse Baudonivie rapporteront la "Vie" et les mérites de Radegonde, protectrice de Poitiers. Un précieux manuscrit enluminé du XIème siècle, conservé à la Médiathèque de Poitiers, retrace les miracles de Sainte-Radegonde racontés par Fortunat.

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Lundi 15 janvier 2007

Poitiers fut un des plus importants foyers de la pensée chrétienne en Gaule grâce à l'évêque Hilaire qui, au IVème siècle, jeta un éclat incomparable sur le diocèse et sa région.

Issu d'une grande famille de Poitiers et nourri d'une forte culture littéraire, Hilaire vit laïquement, se marie, et devient même père de famille avant de se convertir à la religion chrétienne et d'être appelé par le clergé.

Homme d'action, l'intrépide évêque tient tête aux empereurs ariens dans ces temps très troublés par les invasions barbares. Il subira quatre années d'exil en Phrygie (milieu du IVème siècle).

Combattant sans relâche par sa foi et son verbe, Saint-Hilaire donne le modèle d'une forte organisation au diocèse de Poitiers en groupant autour de lui un clergé discipliné. L'évêque va créer un enseignement et une propagande chrétienne, consignés dans des écrits théologiques. Enfin, ayant contribué à déterminer les formes de la liturgie et du culte, lui et son église bénéficièrent d'un prestige et d'une vénération considérables.

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