Dimanche 4 mars 2007



Un p'tit coucou enneigé de la haute savoie, où le séjour se passe à merveille. Grand soleil aujourd'hui, un vrai régal!

la neige n'est pas top top partout, mais on arrive à skier quand même, et c'est le principal!

Surtout, il ne faut pas dire que je suis passée ici, il parait que je dois profiter de mes vacances pour oublier un peu l'ordi...

Qui a dit "Addict"?


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Jeudi 1 mars 2007

Le titre parle de lui même, vous l'aurez compris: je souhaiterais savoir comment vous avez découvert mon blog. Un annuaire? un forum? Un lien depuis un autre blog? Un moteur de recherche? Un commentaire que j'aurais déposé chez vous? Le bouche à oreille? Ca m'interesse, vous pouvez répondre en utilisant les commentaires!

Merci de votre visite et à bientot, ici ou chez vous ;)
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Mercredi 7 février 2007

Pour les amateurs, ceux qui ne connaissent pas encore, et surtout tous ceux pour qui Ping Pong rime avec loisir de camping, une petite vidéo des championnats du monde 2006...

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Lundi 5 février 2007

Dans la nuit du 2 septembre 1898, à Châtellerault, Eugénie, âgée de 13 ans, met le feu au lit de sa patronne, une veuve de 81 ans, qui est en train de dormir.

 

« C'est un spectacle bien triste que de voir aujourd'hui une enfant accusée d'un crime que le code punit par la peine de mort. Mais rassurez-vous, la loi pénale n'applique pas cette peine à des personnes de votre âge. »
Le 24 novembre 1898, s'ouvre à Poitiers un procès particulier. Comme le souligne le président du tribunal, c'est une fillette âgée seulement de 13 ans qui est assise sur le banc des accusés. Les chefs d'inculpation : tentative de vol et incendie volontaire.
Eugénie Diot est une enfant difficile. Désarmés, ses parents décident de la placer. Le 25 août 1898, elle entre comme domestique au service de Louise Nivert, veuve de 81 ans résidant à Châtellerault.
Dès son arrivée, Eugénie remarque que sa maîtresse dissimule tous les soirs sous son oreiller, la clé du secrétaire où est rangé son porte-monnaie. La tentation de compléter facilement ses gages est trop forte. Il lui faut impérativement trouver un moyen de s'emparer du magot.
Le 2 septembre, après le dîner, la veuve Nivert fait sa toilette. Eugénie en profite pour agir. Elle se saisit d'une lampe à esprit-de-vin et déverse le contenu sur les rideaux, les boiseries et le lit de sa patronne. Bien qu'interpellée par la forte odeur qui se dégage, celle-ci n'en tient pas compte et se glisse paisiblement sous ses draps.
Eugénie part se coucher également. Allongée sur son lit, elle attend que sa maîtresse dorme profondément. Vers dix heures, Eugénie se lève et pénètre dans la chambre voisine. Munie de sa lampe à pétrole, elle met le feu aux rideaux. Rapidement, toute la pièce s'embrase. Le crépitement des matières qui flambent, l'air suffocant réveillent la dame âgée.
Elle se croit le jouet d'un affreux cauchemar mais l'étreinte de la chaleur la rappelle à la réalité. Elle s'aperçoit alors avec effroi qu'elle se trouve au milieu d'un brasier. Prise d'une terreur folle, la vieille femme se lève difficilement et demande de l'aide à sa servante. Celle-ci reste impassible. Seul l'argent lui importe maintenant. Totalement désemparée, la veuve Nivert parvient à s'extirper des flammes.
Aucun obstacle ne peut plus arrêter Eugénie. Elle s'empare de la clé et se dirige vers le bureau. Sur le point d'arriver à ses fins, l'effondrement du plafond l'interrompt brusquement. Effrayée, Eugénie jette la clé et fuit à son tour. Alertés par les cris de leur voisine, plusieurs habitants munis de seaux d'eau maîtrisent l'incendie.
 
Internée jusqu'à ses 18 ans
 
Les gendarmes arrivés sur les lieux commencent immédiatement leur enquête. Ils découvrent plusieurs mèches et des allumettes dissimulées dans les couvertures de la domestique. Sans aucune émotion et sans manifester le moindre regret, Eugénie avoue son geste et le mobile qui l'a poussée à agir. La tâche de maître Guitteau, l'avocat de l'inculpée, est difficile. Il doit convaincre le jury que sa cliente, du fait de son jeune âge, a agi sans discernement. Sinon, elle sera incarcérée.
Après délibérations, Eugénie est bien acquittée car jugée non responsable de ses actes. Malheureusement, au lieu d'être rendue à ses parents jugés incapables de l'élever convenablement, elle est condamnée à être internée dans un établissement spécialisé jusqu'à ses 18 ans.

Vincent OLIVIER.
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Lundi 29 janvier 2007

Le 28 septembre 1859, les vieilles rancœurs débouchent sur une dramatique altercation. L'arme du crime : un tranchoir.
 
Lorsque l'accusé pénètre dans le prétoire le 26 novembre 1859, la flopée de
curieux présente dans la salle d'audience du tribunal de Poitiers est déconcertée. Impatiente de croiser le regard de ce boucher, dont les mains déjà rougies par le sang des animaux portent maintenant celui d'un homme, la foule n'entrevoit à sa grande déception, qu'un minot « à peine formé », tout juste âgé de 16 ans. Devant lui, sur la table des pièces à conviction, est posé le tablier encore teinté du sang de la victime. A côté, en évidence, se trouve le dépeçoir, outil de travail devenu une arme meurtrière entre les mains du prévenu. Aux questions qui lui sont adressées, celui-ci déclare se nommer Delphin Adolphe Roy, être né à Naintré et exercer la profession de garçon-boucher. Ainsi débute son procès.
Depuis plusieurs mois, la corporation des bouchers de Châtellerault est déchirée par des rivalités internes. L'abattoir communal, rendez-vous obligé des étaliers, est quotidiennement le théâtre d'injures et de provocations. De tous ces heurts, la haine que se vouent Léon Bachelier, plus grand boutiquier de la ville, et Davignon « le borgne » dont les affaires sont beaucoup moins florissantes, est sans aucun doute la plus virulente. La moindre étincelle suffirait à donner à cette animosité une issue tragique. Ce sont finalement les paroles d'une chanson sifflotée le 28 septembre 1859 par Léon Bachelier et son apprenti, Louis Ferrand, qui attisent les rancœurs et les jalousies trop longtemps contenues. « Travaille donc volontaire pour nourrir tes petits poupons », ces mots dirigés à l'encontre de la fille Davignon, mère d'un enfant illégitime, suffisent à déclencher la colère de l'artisan rival et de son employé, Delphin Roy.
Excités par leurs patrons respectifs, les deux garçons-bouchers se jettent l'un sur l'autre. La lutte est inégale. Roy, de plus faible constitution, est très vite terrassé par son adversaire. Dans un moment de confusion, il parvient à se saisir du tranchoir accroché à sa ceinture. Il frappe de toutes ses forces, au hasard. Le bruit de la lame transperçant la chair, le sang dégoulinant et l'écho d'un cri sourd résonnant dans tout le bâtiment arrêtent brusquement les hostilités. Tous restent figés, le silence s'installe, les secondes s'égrainent. Ferrand, plié en deux la main sur le ventre, s'effondre sur le sol. Bachelier se précipite près du corps de son jeune commis.
 
Six mois de prison

 
Aux appels à l'aide, le meurtrier ne bouge pas. Il reste là, impassible, à contempler l'agonie du malheureux. Ferrand sera la victime de cette querelle de métier.
Les débats de son procès terminés, Roy sait pertinemment que la
non-préméditation de son crime plaidée par son avocat est sa seule chance d'éviter une lourde peine. Malgré quelques témoignages à charge accablants, les jurés concluent qu'il n'a fait que répondre aux provocations de son adversaire. C'est avec un léger soulagement, qu'il prend alors connaissance du verdict : six mois d'emprisonnement.

Archives départementales 2U 1643 (dossier 2558).


Vincent Olivier.


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