Mercredi 9 mai 2007
Leur père est choqué. Deux frères de 8 et 11 ans pourraient se voir prélever leur ADN par la gendarmerie pour avoir volé deux tamagotchi et deux balles rebondissantes dans un hypermarché du Nord, raconte Le Parisien, samedi 5 mai. Les échantillons seraient conservés dans le fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg).

Des gendarmes se sont rendus cette semaine au domicile familial. "Ils venaient nous apporter une convocation pour vol dans la mesure où le magasin a porté plainte, explique le père au Parisien. Ils ont expliqué à mon fils aîné qu'il serait photographié, qu'on lui prendrait ses empreintes digitales et aussi ses empreintes génétiques, ajoutant même que mon fils ne pourra pas forcément faire le métier qu'il veut plus tard car il sera fiché !"

Comme beaucoup de Français, le père pensait que le fichage génétique était réservé aux délinquant sexuels, et aux adultes. Pour surprenant que cela puisse paraître, il n'en n'est rien, précise Le Parisien : la loi ne prévoit pas d'âge minimum, rappelle le quotidien.

ÉLARGISSEMENT CROISSANT DU FICHAGE DEPUIS 2003

Depuis la loi Sarkozy sur la sécurité intérieure de 2003, une centaine de délits obligent à se soumettre au prélèvement génétique. Limitée, à l'origine, aux infractions sexuelles, la législation concerne aujourd'hui les meurtres et les cambriolages, les vols simples, les tags ou les dégradations. Le prélèvement s'applique aux personnes condamnées mais aussi aux simples suspects.

Depuis l'entrée en vigueur de ces dispositions, le Fnaeg explose. Entre 2003 et 2006, le nombre de profils enregistrés est passé de 2 807 à plus de 330 000. Bien que ce système ait permis d'élucider plus de 5 000 affaires, ceux qui s'opposent aux prélèvements dénoncent l'instauration d'un "répertoire de masse". Les refus de prélèvements génétiques pour des petits délits se multiplient, entraînant des procès.

"CE N'EST PAS DU BÉTAIL QUE L'ON DOIT MARQUER AU FER"

Le père des auteurs du larcin s'opposera au fichage génétique de ses enfants, le cas échéant, malgré les lourdes sanctions prévues pour les contrevenants : jusqu'à un an d'emprisonnement et 15 000 euros d'amende.

"Ce n'est pas du bétail que l'on doit marquer au fer", plaide-t-il dans Le Parisien. Les parents des deux chapardeurs les ont punis et sermonnés, et se réjouissaient initialement du passage des gendarmes et de ses vertus pédagogiques.

"Cette situation met en lumière les dérives possibles de l'utilisation abusive du fichage génétique", réagit Josiane Bigot, magistrat et président du Réseau pour l'accès au(x) droit(s) des enfants et des jeunes, dans Le Parisien.

Le père et les deux fils étaient convoqués samedi après-midi à la gendarmerie pour "audition des enfants".

Un article Le Monde.fr paru le 5 mai 2007.

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Mardi 1 mai 2007

Le 1er mai, c'est en France la fête du travail et accessoirement l'occasion de s'offrir un brin de muguet. Petit cours d'Histoire...

Le brin de muguet

Greffée sur une ancienne fête de la végétation, la coutume française du muguet porte-bonheur serait partie d’Ile-de-France au XIXè siècle. Mais certains font remonter cette tradition à Charles IX, qui aurait offert du muguet à la cour en 1561.

La nuit de Walpurgis

La nuit de Beltaine, du 30 avril au 1er mai, les Celtes célébraient le retour de leur été en allumant de grands feux. Les Germains et les Scandinaves fêtent encore cette nuit-là, dite de Walpurgis (du nom de sainte Walburge, abbesse anglo-saxonne qui a évangélisé l’Allemagne au VIIIè siècle). On allume des feux pour purifier l’air car les sorcières sont censées se rendre à leur sabbat.

Les « mais » individuels

Ce sont de simples bouquets de branches ou des arbres déposés durant la nuit devant la maison des jeunes filles. Gare à celles qui découvrent au matin, sapin, cerisier, houx, églantier ou genêt : elles sont volages ou grincheuses. Honneur, par contre, à celles qui reçoivent charme, noisetier ou bouleau.

Le « mai » collectif

Un arbre, bouleau ou sapin, le plus haut possible, est décoré et planté sur la place des villages de certains pays d’Europe. Les habitants dansent autour, ils « tournent le mai ». C’est une façon pour l’homme de montrer sa domination sur la nature exubérante. En Bavière, certains « mais » sont décorés des emblèmes des corporations.

La fête du Travail

En 1866, lors d’une grève générale, de violentes émeutes ont éclaté à Chicago (U.S.A) le 1er mai (date symbolique puisqu’elle était souvent celle du départ des contrats de travail) pour obtenir la journée de huit heures. En France, le 1er Mai est une fête légale chômée depuis 1947. En Amérique du Nord, la fête du Travail, le Labour Day, a lieu le premier lundi de septembre.

(source: histoire-en-ligne.com)




Cloches naïves du muguet,
Carillonnez ! car voici Mai !

Sous une averse de lumière,
Les arbres chantent au verger,
Et les graines du potager
Sortent en riant de la terre.

Carillonnez ! car voici Mai !
Cloches naïves du muguet !

Les yeux brillants, l'âme légère,
Les fillettes s'en vont au bois
Rejoindre les fées qui, déjà,
Dansent en rond sur la bruyère.

Carillonnez ! car voici Mai !
Cloches naïves du muguet !

(Maurice Carême)

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