Samedi 9 juin 2007
Pour la première fois sur ce blog, j'ouvre un concours "littéraire" en quelque sorte. Quelle est votre vision du net? Sauriez vous décrire, en quelques paragraphes, de quelle manière vous vivez la toile? Quelles sont vos expériences marquantes? Bref, tout ce qui pourrait avoir un rapport avec votre vie sur le web. Nous sommes le 9 juin, vous pouvez m'envoyer vos textes jusqu'au 30 juin (après je pars en vacances, et je n'aurai que très peu accès à internet ). Ci dessous mon texte, hors concours évidemment et que vous pouvez commenter sans participer, mais c'est pour lancer le truc ;) Tous à vos plumes!
(Pour m'envoyer vos textes, utilisez les commentaires ou mon adresse e-mail: juliegoudot@yahoo.fr )

Chronique d'une Web'Addict

Le Web. Prononcez Ouèbe, Ouaibe ou Waibe, c'est selon. Apparu dans les années 80 et d'abord réservé à l'armée, qui y faisait circuler des informations sur la sécurité intérieure et le génie militaire, son utilisation a rapidement été généralisée au monde entier. Vingt ans plus tard, plus personne ne peut ignorer la toile, et encore moins y échapper. Que l'on ait 6 ou 90 ans, nous savons tous où nous mèneront les trois W.

Le Web, c'est d'abord une plateforme unique de découverte, d'échange, et de communication. Toutes les Sciences de la planète y sont répertoriées, dans des milliers de pays, par des millions d'internautes, sur des milliards de site qu'une vie entière ne suffirait pas à explorer.. Le Web est une base de données inépuisable et sans cesse renouvelée. Mais c'est aussi un lieu inestimable d'échange et de communication, ou photos, musiques, et informations peuvent faire le tour du monde, en 80 secondes, pendant que vous et votre voisin en voyage d'affaires à Taiwan discutez par messagerie instantanée du temps qu'il fait à Pointe à Pitre, sur la base des images que votre frère en vacances dans les îles vous a envoyées par e-mail il n'y a pas cinq minutes. En même temps vous répondez, sur un forum, à une américaine qui s'interroge sur la campagne électorale française et les chances de Ségolène Royal. En effet, elle a lu ce matin sur Libération.fr que la candidate socialiste voulait chanter la marseillaise. C'est cela Internet. L'ère de la rapidité. L'ère de l'instantané. L'éloignement n'est plus une souffrance, plus un problème, car nous n'avons jamais été aussi proches les uns des autres.

Mais le web, c'est aussi le royaume de la bêtise, de la perversion, de la violence, et parfois même de l'inhumanité. Une zone qui peut rassembler, en quelques pages, plus d'idioties que vous ne pourrez jamais en dire. Une zone qui, si elle n'est pas de non-droit, n'est pas pour autant de oui-gauche. Entendez par là que derrière les merveilles sommeillent les sites pédophiles et néo-nazis, les réseaux du tourisme sexuel et les sombres antres des fanatiques islamistes qui, en deux pages HTML, vous livreront le manuel illustré du parfait terroriste. C'est cela aussi, la toile. Un océan déchaîné et dangereux, dont il faut apprendre à déjouer les pièges et les traquenards. Contrôle parental, libre arbitre, croisement des données, recherches ciblées, prudence et réflexion sont autant de moyens de ne pas tomber dans les crochets de l'araignée. Mais chacun surfe sur la vague en fonction de ses opinions et de ses convictions, et chacun voit donc midi à sa porte. Il appartient ainsi à chaque internaute de se faire sa propre opinion, et son propre apprentissage.

Mais pour apprendre, il faut essayer. Fouiller, chercher, voler de clics en clics à travers l'infini informatique. Il n'y a que l'expérience qui forge la connaissance. Et il n'y a que le bon sens de chacun qui permette de faire la part des choses. Il ne faut jamais perdre de vue que sur le Net, les gens que l'on croise ne sont, jusqu'à preuve du contraire, que des mots et des images. On se prend vite au jeu de la confiance, et c'est de ce jeu là qu'il faut apprendre à se défendre.
chasse-internet.jpg
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Samedi 9 juin 2007
Le logo des JO de Londres 2012 a enfin été dévoilé.  Dès sa sortie, les critiques ont fusé, certains  journaux n'hésitant pas à le qualifer d'affreux.  Une pétition a même été mise en ligne sur le site gopetition.co.uk afin d’annuler ce logo jugé incompréhensible. Dans le même ordre d'idées, la BBC News a mis en place un sondage auprès des internautes: médaille d'or, d'argent, de bronze...ou cuillère en bois? 83% des participants au sondage auraient attribué la cuillère en bois...pas très glorieux tout ça!
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Je ne le trouve pas très beau non plus...cela dit  il a un côté très "mode", il me semble. Depuis quelques mois, les tangram (jeu de solitaire chinois consistant à assembler des pièces de différentes formes pour en former un carré ou une forme particulière) reviennent en force un peu partout (ils fleurissent notamment sur les blogs, qui sont nombreux à en proposer à leurs lecteurs). Peut être que le comité olympique n'a voulu que  se mettre "dans l'air du temps"?

Et vous, vous le trouvez comment, ce logo?


Ci dessous un exemple de tangram:

exemple-tangram.jpg
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Dimanche 3 juin 2007


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(ceci est une création originale, merci de me demander l'autorisation avant de la reprendre)

 
Les Origines de la Fête des Mères

Les grecs anciens fêtaient leur déesse Rhea au printemps, pour les romains, la fête des Matraliae (du latin Mater, mère) se situait en juin.
Puis au XVIème siècle les anglais ont instauré un dimanche de fête des mères.
La France tente de lutter contre sa "dépopulation" et organise des "Fêtes des enfants" mettant en avant les vertus de la famille et prônant l'importance de la fécondité.
Au début du XXème siècle ces manifestations connaissent des variantes : fêtes de la famille ou manifestations familiales à l'occasion de la fête nationale du 14 juillet, avec une forte contribution des enfants.


Mothers Day


Et c'est la grande guerre. Les américains qui avaient opté pour un vrai "Mothers Day" le deuxième dimanche de mai à la fin du XIXème siècle, la développent ardemment durant la première guerre mondiale, éloignement oblige.
Les français chargés du courrier constatent alors des envois massifs à cette date qui leur est mystérieuse. Et la France ayant encore plus besoin de se repeupler après la guerre 14-18, cette coutume bien implantée outre-atlantique de "Fête des Mères" va faire des émules.
Dans le même temps, en pleine guerre, la municipalité parisienne organise une "Fête des familles nombreuses" dans les locaux de la SNHF, Société nationale d'Horticulture de France. Suivie à Lyon d'une "Journée des mères" en 1918, puis d'une "Journée des mères de familles nombreuses" en 1919, fixé au 15 août, jour de l'Assomption de Marie, mère de Jésus.
De nombreuses manifestations se déroulèrent en province, mais l'institution n'était pas encore établie.
C'est en 1920, et en mai cette fois, que le projet aboutit, permettant aux "mères méritantes" de recevoir des fonds d'une collecte publique recueillis à leur intention, et la fameuse médaille d'or remise à une mère de treize enfants.


Une Fête Officielle


On en est loin aujourd'hui de la fête de la déesse Rhea. On reproche à la fête des mères d'être une occasion purement commerciale alors qu'au départ l'objetif n'avait rien de mercantile… Mais le succès avait cette fois été grand, et national. Le gouvernement d'alors décida d'instituer l'événement en "Journée des mères", qui sera officialisée en 1928.
Cette fête est régie par une loi depuis le 24 mai 1950, suivie deux ans plus tard par la Fête des pères. Elle est fixée au dernier dimanche de mai, sauf si celui si est le dimanche de Pentecôte. Dans ce cas assez exceptionnel, la Fête des mères est reportée au premier dimanche de juin.

Source: www.joyeuses-fetes.com


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Jeudi 10 mai 2007

Aujourd'hui, un peu de sciences et de connaissances. J'ai étudié cette année, en cours de psychologie de l'enfant, au programme de la formation, le développement de l'enfant de 0 à 10 ans. C'est une discipline passionnante, qui a répondu à beaucoup de question que je me posais sur le sujet. Voici donc l'explication de la partie de ce cours qui m'a le plus interessée: le complexe d'Oedipe. C'est un peu long, mais vous en sortirez intellectuellement grandis ;) (loin de moi l'idée de dire que vous êtes petits hein.) Une précision que j'avais ommise, involontairement cela dit, suite aux premiers commentaires: ce n'est pas moi qui ait fait cette synthèse. Recopier mon cours de 20 pages sur le sujet aurait été trop long. aussi j'ai fait de longues recherches sur internet pour trouver un document se rapprochant le plus possible de ce que j'avais vu en cours. Le complexe peut être formulé de différentes facons, celle ci est celle qui me semble la plus fidèle à ce que j'ai appris. D'autres notions psychologiques et cette synthèse de l'Oedipe sur edelassus.

 

Qu'est ce que le complexe d'Oedipe?

Le complexe d'OEdipe consiste dans l'union chez le jeune enfant :

  • de désirs sexuels pour le parent de sexe opposé,
  • d'une relation ambivalente et complexe pour le parent de même sexe (haine et jalousie ainsi qu'amour et admiration).

L'existence du complexe d'OEdipe est une des principales thèses de la psychanalyse.

Le complexe d'OEdipe organise la sexualité de l'enfant, son apparition est favorisée par la relation privilégiée avec la mère, principalement à l'occasion de l'allaitement qui suscite une pulsion sexuelle se manifestant par une recherche autonome du plaisir de la succion. Mais si la sexualité infantile apparaît dès le plus jeune âge et prépare l'avènement du complexe d'OEdipe ce dernier n'apparaît qu'à la période phallique.

Il est d'abord indispensable de préciser le sens de la notion de complexe.

Tout d'abord le complexe d'OEdipe n'est pas un trouble ou une anomalie n'affectant que certains enfants et pas d'autres, et persistant chez certains sujets à l'âge adulte. Tous les enfants sont sujets à ce complexe qui fait partie du développement normal de la sexualité et de l'affectivité.

Le sens du terme de complexe peut être ainsi défini, il s'agit de l'union inconsciente de réactions affectives associées à des fantasmes ou rêveries. (Ces fantasmes lorsqu'ils ne prennent pas corps sont source de d'angoisse pour l'enfant, ex: le fantasme de la mauvaise mère pour la petite fille qui craint la vengeance de la mère en raison de la rivalité qu'elle entretient avec elle pour la séduction du père., même chose avec le père pour le petit garçon.)

Tous ces fantasmes peuvent prendre corps et se concrétiser pour l'enfant au travers de récits imaginaires comme les contes de fées (Psychanalyse des contes de fées, Robert Laffont, collection Pluriel) .

Le complexe est donc cet assemblage d'éléments affectifs, de pulsions partielles (formes particulière de la pulsion sexuelle et des fantasmes). Tous les complexes dont parle Freud ne sont pas des « blocages » (sens courant du terme) mais des étapes normales du développement sexuel et affectif de l'enfant qui continuent à jouer un rôle pendant l'âge adulte en tant qu'ils sont les organisateurs de la vie affective.

En ce qui concerne les travaux de Freud, ils concernent principalement le cas du garçon, même si le cas de la fille est décrit il semble être plus problématique. Des travaux plus récents comme ceux de M. Klein (M. Klein, La psychanalyse des enfants, P.U.F., Bibliothèque de psychanalyse) ont affiné et parfois contesté les théories de Freud.

En effet pour Freud l'OEdipe n'apparaît véritablement qu'à l'âge de 3 ans pour s'estomper à l'âge de 5 ans puis se réveiller et se résoudre à l'adolescence.

Pour Mélanie Klein le processus est plus complexe et elle décrit des stades initiaux (antérieurs à l'apparition du complexe sous sa forme achevée) entre 6 mois et 3 ans et dont la connaissance permet de mieux comprendre le rapport entre le complexe de sevrage et le complexe d'OEdipe tel qu'il apparaît à l'âge de 3 ans.

L'Oedipe du petit garçon:

1) Expériences préoedipiennes et conditions d'apparition.

  • Relation privilégiée avec la mère : depuis la naissance l'enfant est choyé, protégé par la mère et l'attention qu'elle manifeste à son égard, les soins qu'elle lui donne ne font que stimuler ses pulsions sexuelles (ex : l'allaitement).
  • Les différentes épreuves de la croissance et du développement: Sevrage marche éducation à la propreté.

Toutes ces conquêtes entraînent de la part de l'enfant une revendication d'indépendance et d'autonomie plus prononcée.

  • Les facteurs biologiques

La croissance des organes génitaux entraîne une poussée des pulsions sexuelles qui s'expriment plus intensément.

La combinaison de tous ces facteurs contribue à l'instauration d'une relation beaucoup plus active entre l'enfant et la mère dans le domaine de l'affectivité.

 

2) Le début de l'Oedipe

L'activité de l'enfant va correspondre à une position masculine dans la relation avec la mère. Dans son comportement l'enfant imite son père et après avoir établi une relation conflictuelle avec ce dernier il adopte une attitude de séduction.

 

3) Développement du complexe

L'adoption de cette attitude de séduction entraîne aussi de la part de l'enfant une démarche d'exclusion du père. Ce sentiment de rivalité prolonge d'ailleurs l'expérience préoedipienne au cours de laquelle la mère et le nourrisson entretenaient une relation intense et exclusive.

  • amour pour la mère
  • jalousie à l'égard du père

==>Prolongement des expériences et des sentiments préoedipiens

 

4) Le complexe paternel

L'un des composants du complexe d'OEdipe est le complexe paternel qui se forme lorsque le complexe commence à se développer, il concerne une relation ambivalente de l'enfant à son père.

Le père est un un rival, mais aussi un modèle aimé et admiré (ne pas oublier que dans son attitude virile le petit garçon s'identifie à son père).

Cela explique que le garçon ait besoin d'un père fort et bienveillant.

  • Fort ( pour qu'il puisse valoriser son père et en faire un modèle. )
  • Bienveillant ( Le père doit être suffisamment tolérant, ne pas inspirer au petit garçon une crainte absolue afin que ce dernier trouve la force et le courage de s'opposer à lui. )

C'est d'ailleurs cette double relation d'opposition et d'identification qui fera évoluer le complexe d'OEdipe et provoquera son dépassement final. Ce qui conduit à penser que dans l'OEdipe du garçon la relation au père occupe une plus grande importance que la relation à la mère.

 

5) Point culminant de l'Oedipe

A ce stade le complexe se caractérise par une véritable relation amoureuse avec la mère. De préconscient le sentiment amoureux devient conscient et se manifeste clairement avant d'être refoulé dans l'inconscient.

  • Déclaration d'amour
  • Désir de prendre la place du père (au lit, à table)
  • Projet d'avoir des enfants avec la mère
  • L'enfant éprouve de la joie lorsque le père est absent.

 

6) Le omplexe de castration

C'est un élément moteur dans le complexe d'OEdipe car il permet son dépassement. Son contenu affectif est l'angoisse de castration qui s'explique ainsi: l'enfant craint que son pénis ne soit coupé par le père en punition de son amour pour sa mère et de ses fantasmes de parricide. Cette crainte est issue de l'inconscient collectif héritée des ères tribales où les opposants au chef de clans étaient castrés pour avoir désobéi ou pour avoir "volé" la femme du chef.

Cette crainte peut également se fonder sur :

  • Les menaces ayant pu être réellement adressées à l'enfant == lorsqu'il se masturbe.
  • Certains traumatismes (intervention chirurgicale).

 

7) Comment l'enfant ressent-il cette crainte?

  • Dans un premier temps il peut manifester du scepticisme et de l'indifférence.
  • Dans un second temps apparaîtra l'angoisse de castration qui résulte principalement de la prise de conscience de la différence de sexes.

Tout d'abord le petit garçon ne conçoit pas que certains êtres puissent être dépourvus de pénis, il croit ainsi que sa mère en possède un ( fantasme de la « mère au pénis » présent chez tous les petits garçons).

Il s'étonne donc lorsqu'il perçoit la réalité des organes génitaux masculins, il s'imagine parfois que chez sa petite soeur cette organe va pousser.

L'enfant va alors manifester une grande curiosité pour tout ce qui concerne la sexualité, il va essayer d'épier les parents pendant les rapports sexuels ou les imaginer. Il va percevoir et se représenter le coït de manière sadique et le comparer à une lutte. L'angoisse de la castration va se fonder sur le fantasme d'une castration de la mère par le père durant le coït, le père serait donc un castrateur ( ses menaces explicites ou implicites doivent être prises au sérieux. ( après avoir été aimé et haï le père est maintenant redouté. Le complexe d'OEdipe et le complexe de castration se constitue simultanément tout en entrant en conflit l'un avec l'autre, le complexe de castration fait en quelque sorte partie du complexe d'OEdipe tout en s'y opposant.

 

8) Conflit entre trois termes:

  • Libido incestueuse
  • Agressivité parricide
  • Souci de préserver l'intégrité du corps et le pénis

Le narcissisme de l'enfant va le conduire à dépasser le complexe d'OEdipe ==> renonciation à la libido incestueuse et aux pulsions parricides pour sauver l'intégrité corporelle du moi. ==>Déclin de l'OEdipe favorisé par la période de latence sexuelle, mais pas de disparition, l'OEdipe réapparaîtra pour se résoudre à l'adolescence.

 

9) La formation du sur-moi

Pour des raisons biologiques vers l'âge de 6 ans débute la période de latence sexuelle au cours de laquelle on peut constater une diminution de l'intensité des pulsions qui va durer jusqu'à la puberté. Les pulsions parricide et incestueuses sont refoulées dans l'inconscient, elles ne disparaissent pas totalement pour autant.

Ainsi la passion pour la mère perd en apparence son caractère sexuelle pour se transformer en tendresse, de même l'identification au père n'entre plus dans un cadre agressif et conflictuel, mais le père devient un modèle idéalisé (le plus fort, etc.).

C'est en intériorisant la loi du père que se constitue le Surmoi.

 

10) Etape finale

La résolution (toujours partielle) de l'OEdipe se fait principalement à l'adolescence par l'identification au père (positive ou négative) et par le désir de satisfaire la libido en recherchant un objet d'amour et de désir à l'extérieur du cercle familial.

 

L'Oedipe de la petite fille

Freud semble avoir rencontré de nombreuses difficultés à ce sujet et n'était pas aussi certain de ses conclusions que pour l'îdipe du garçon.

La difficulté rencontrée vient du fait que lors du stade phallique la sexualité s'organise indifféremment (pour le garçon comme pour la fille) autour de l'organe mâle ==> Le complexe d'OEdipe de la fille n'est pas le symétrique de celui du garçon.

Cette symétrie n'apparaît que lorsque ce complexe est parfaitement constitué

==> la petite fille amoureuse de son père désire avoir des enfants de lui

==> elle entretient avec la mère une relation ambivalente (haine + amour).

Mais au cours de son développement l'OEdipe prend une forme très différente chez la fille : quelles sont ces différences?

- Alors que chez le garçon le complexe de castration marque la fin du complexe d'OEdipe il en marque le début pour la fille.

- La relation ambivalente à la mère est plus complexe et l'opposition au désir incestueux est plus forte ==> ce qui entraînera des difficultés quant à la formation du Surmoi ==> l'entrée dans l'OEdipe semble donc beaucoup plus difficile pour la fille.

 

1) Difficultés liées à l'entrée dans l'Oedipe

Pour le petit garçon l'objet d'amour entre 0 et 3 ans reste le même ==> la mère.

Il n'y a pas de rupture dans la relation mère / enfant.

En revanche pour la petite fille la tâche est beaucoup plus pénible ==> il y a rupture dans la relation à la mère, elle doit changer d'objet d'amour, se détacher de sa mère qui était objet d'amour privilégié afin de se tourner vers son père.

 

2) Pourquoi un tel changement de l'orientation de l'affectivité et de la libido?

La cause principale de ce changement est le complexe de castration ==> à l'origine la petite fille comme le petit garçon n'a pas conscience ni connaissance de la différence des sexes et les soins maternels sont source d'un plaisir de nature sexuel, d'une excitation dont le siège est le clitoris (tout comme le pénis du petit garçon qui entre en érection).

La libido va se porter surtout sur la mère (aussi sur le père, mais moins souvent et surtout moins intensément).

Dans la relation ambivalente qui opposera fille et mère le conflit consistera surtout en une revendication d'indépendance de la fillette afin de jouer une rôle plus actif dans son existence ( La fillette va occuper dans un certain sens par rapport à la mère une position masculine qui correspond au stade phallique.

Cette position va entraîner un traumatisme lors de la découverte de l'anatomie masculine.

- La petite fille va en effet ressentir une blessure narcissique (atteinte de l'image de soi), un sentiment d'infériorité, une certaine rancoeur envers la mère. Ce sentiment est sûrement plus ou moins intense selon le type d'éducation reçu par la petite fille. Si la sexualité n'est pas vécue comme quelque chose de mystérieux qui doit rester caché, le traumatisme est moindre. La petite fille n'a pas l'impression qu'on a voulu lui cacher quelque chose.

- Tout d'abord la petite fille perçoit cette difficulté comme particulière à sa personne, elle s'imagine qu'elle est seul à être privée de pénis, ce n'est qu'ensuite lorsqu'elle prend conscience que sa mère est également privé de pénis qu'elle comprend la généralité de la différence des sexes.

- Ces découvertes vont entraîner un détachement vis à vis de la mère, un sentiment de mépris pour un être qui se trouve également en situation d'infériorité.

La libido et l'affection vont se porter sur le père, le changement d'objet va alors s'effectuer et la relation à la mère va être en partie rompue et ne plus être aussi harmonieuse qu'elle pouvait l'être auparavant ==> premier pas vers l'OEdipe. La petite fille rentre alors dans la 2ème phase phallique.

 

3) L'envie du pénis

Mais la relation n'est pas encore totalement structurée sur le mode oedipien. En effet avant d'être l'objet de la pulsion sexuelle le père est tout d'abord objet d'identification ==> attitude déterminée par l'envie du pénis ==> sentiment complexe = souffrance de ne pas le posséder + désir de l'acquérir.

Progressivement ce sentiment va se transformer ensuite en amour du père (pulsion sexuelle).

==> jalousie envers la mère

==> attachement intense au père, désir d'avoir des enfants de lui.

C'est alors que se met en place la relation ambivalente avec la mère.

==> La petite fille transforme ce qui reste de son attachement ancien à la mère en désir de lui ressembler

==> identification , position féminine dans le but de séduire le père.

 

4) L'ambivalence

La petite fille aime et admire la mère en tant que modèle, elle la déteste en tant que rivale. Cela dit en raison de ce qui subsiste de la relation mère / nourrisson, le complexe d'OEdipe de la fillette n'est pas la réplique exacte de ce qui se passe chez le garçon dans la relation ambivalente au père.

A la suite de la période de latence la résolution du complexe se fait par identification et désir d'indépendance à l'adolescence ==> rechercher d'un objet d'amour et de désir à l'extérieur.

 

 

 

 

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Mardi 1 mai 2007

Le 1er mai, c'est en France la fête du travail et accessoirement l'occasion de s'offrir un brin de muguet. Petit cours d'Histoire...

Le brin de muguet

Greffée sur une ancienne fête de la végétation, la coutume française du muguet porte-bonheur serait partie d’Ile-de-France au XIXè siècle. Mais certains font remonter cette tradition à Charles IX, qui aurait offert du muguet à la cour en 1561.

La nuit de Walpurgis

La nuit de Beltaine, du 30 avril au 1er mai, les Celtes célébraient le retour de leur été en allumant de grands feux. Les Germains et les Scandinaves fêtent encore cette nuit-là, dite de Walpurgis (du nom de sainte Walburge, abbesse anglo-saxonne qui a évangélisé l’Allemagne au VIIIè siècle). On allume des feux pour purifier l’air car les sorcières sont censées se rendre à leur sabbat.

Les « mais » individuels

Ce sont de simples bouquets de branches ou des arbres déposés durant la nuit devant la maison des jeunes filles. Gare à celles qui découvrent au matin, sapin, cerisier, houx, églantier ou genêt : elles sont volages ou grincheuses. Honneur, par contre, à celles qui reçoivent charme, noisetier ou bouleau.

Le « mai » collectif

Un arbre, bouleau ou sapin, le plus haut possible, est décoré et planté sur la place des villages de certains pays d’Europe. Les habitants dansent autour, ils « tournent le mai ». C’est une façon pour l’homme de montrer sa domination sur la nature exubérante. En Bavière, certains « mais » sont décorés des emblèmes des corporations.

La fête du Travail

En 1866, lors d’une grève générale, de violentes émeutes ont éclaté à Chicago (U.S.A) le 1er mai (date symbolique puisqu’elle était souvent celle du départ des contrats de travail) pour obtenir la journée de huit heures. En France, le 1er Mai est une fête légale chômée depuis 1947. En Amérique du Nord, la fête du Travail, le Labour Day, a lieu le premier lundi de septembre.

(source: histoire-en-ligne.com)




Cloches naïves du muguet,
Carillonnez ! car voici Mai !

Sous une averse de lumière,
Les arbres chantent au verger,
Et les graines du potager
Sortent en riant de la terre.

Carillonnez ! car voici Mai !
Cloches naïves du muguet !

Les yeux brillants, l'âme légère,
Les fillettes s'en vont au bois
Rejoindre les fées qui, déjà,
Dansent en rond sur la bruyère.

Carillonnez ! car voici Mai !
Cloches naïves du muguet !

(Maurice Carême)

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